Macugen : une action innovante en ophtalmologie

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Publié le 28 octobre 2006
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Pegaptanib

Le pegaptanib est un oligonucléotide modifié par une pégylation. Il se lie avec une haute affinité et une haute spécificité à un facteur de croissance vasculaire endothélial extracellulaire (VEGF 165) dont il inhibe l’activité. Ce médicament inaugure la classe des anti-VEGF. Le VEGF est une protéine induisant fortement l’angiogenèse, accroissant la perméabilité vasculaire et pro-inflammatoire. De ce fait, elle contribue à la progression de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). L’isoforme 165 de cette protéine est préférentiellement impliquée dans la néovascularisation oculaire pathologique : l’action du pegaptanib épargne donc le système vasculaire général.

En clinique, des réductions de l’augmentation de la taille totale moyenne de la lésion, de la taille de la néovascularisation choroïdienne et de la taille de la diffusion de la fluorescéine témoignent de l’activité thérapeutique de la molécule. Le pegaptanib est efficace sur tous les sous-types de lésions, quels que soient leur taille, l’acuité visuelle, l’âge, le sexe ou la pigmentation de l’iris. L’administration du Macugen n’a pas été étudiée dans les deux yeux simultanément.

Le pegaptanib étant métabolisé par les nucléases, son administration expose peu probablement à un risque d’interactions via le cytochrome P450. Par ailleurs, la thérapie photodynamique associée au traitement médicamenteux dans la prise en charge de la DMLA ne modifie pas la cinétique plasmatique du pegaptanib.

Les élévations transitoires de la pression intraoculaire faisant parfois suite à l’injection expliquent qu’il faille vérifier le maintien d’une bonne perfusion de la zone de la tête du nerf optique voire la pression intraoculaire.

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Macugen n’a pas donné lieu à publication d’un avis de la Commission de la transparence (au 12 octobre 2006).

Voir « Le Moniteur » n°2634

du 24.06.2006.