Prix des médicaments : le CEPS anticipe l’échec des négociations

© Le CEPS anticipe l’échec des négociations sur certains médicaments - Dr

Prix des médicaments : le CEPS anticipe l’échec des négociations

Publié le 3 juillet 2015
Par Magali Clausener
Mettre en favori

Le 2 juillet, le LEEM a organisé la première université d’été des entreprises du médicament, PharmaCité, à Paris : « Santé : tout réinventer ! ».

Lors de la deuxième table ronde consacrée au financement de l’innovation, Dominique Giorgi, président du Comité économique des produits de santé (CEPS), a rappelé que le rôle du CEPS est « de faire en sorte que les médicaments arrivent sur le marché au meilleur coût », mais également de « prévenir les rentes d’exploitation ».

Il a souligné qu’il n’était « pas naturel » que les prix des médicaments « soient de plus en plus élevés ».

Au sujet des baisses de prix, Dominique Giorgi a déclaré que « la baisse moyenne des prix sur l’ensemble du marché est de 4 % par an ».

Le président du CEPS a interpellé les industriels : « Peut-on se payer toutes les innovations ? Jusqu’à présent, le système français a réussi, mais le modèle de financement des médicaments orphelins arrive au bout de sa logique ». Et de prévenir : « Il va y avoir quelques exemples de médicaments où nous n’arriverons pas à négocier. Il y aura des échecs ».

Publicité

Thomas Fatome, directeur de la Sécurité sociale, présent à l’atelier sur la régulation du médicament, a relevé que l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) pour 2015 serait respecté avec néanmoins « moins de marge de manœuvre que les années précédentes ». Il a aussi déclaré : « C’est faux de dire que l’industrie du médicament va finir par payer l’innovation, c’est l’ensemble de la chaîne qui y contribue ».