L’Agence européenne et la justice française écartent tout risque

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Publié le 14 novembre 2015
Par Anne Drouadaine
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Le comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne du médicament vient de terminer l’évaluation des risques de syndrome régional douloureux complexe (CRPS) et de syndrome de tachycardie posturale orthostatique (POTS) à la suite d’une vaccination anti-HPV. L’incidence de ces 2 syndromes dans la population vaccinée et non vaccinée est similaire et estimée à 150 cas par million et par an pour chaque syndrome. Le PRAC a conclu « qu’il ne peut être établi de relations de cause à effet entre la vaccination anti-HPV et la survenue de ces symptômes ».

Le CRPS se traduit notamment par une douleur chronique des membres tandis que le POTS correspond à une augmentation anormale du rythme cardiaque lors du passage de la position couchée à la position assise ou debout accompagnée d’autres symptômes tels que des étourdissements, un malaise, des maux de tête ou une sensation de faiblesse.

La justice française vient également de se prononcer sur la vaccination anti-HPV. Fin octobre, les plaintes déposées par une cinquantaine de plaignantes après leur vaccination par Gardasil ont ainsi été classées sans suite par le parquet de Paris. Il estime qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre les pathologies du système nerveux développées et la vaccination par Gardasil.

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