Un concurrent pour les pharmaciens parisiens ?

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Publié le 16 janvier 2016
Par Stéphanie Bérard
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C’est dans un quartier chic du XVIIe arrondissement de Paris, à deux pas des Champs-Elysées, que Jennifer Nakache a installé Bye Bye Nits, le premier centre de traitement antipoux en France. Derrière la vitre opaque de la devanture couleur violet, l’espace est accueillant et ludique : fauteuils de coiffeurs, grands miroirs, tablettes tactiles, connexion wi-fi, livres, sucettes… « L’ouverture de ce centre est née de la découverte, aux Etats-Unis, d’une machine qui utilise une ventilation à air chaud pour déshydrater les poux avant de les aspirer », explique la directrice générale de Bye Bye Nits.

La séance, qui dure 90 minutes et coûte 79 euros, garantit le traitement pendant 7 jours. Depuis l’ouverture le 1er décembre, une centaine d’enfants, d’adolescents, nounous ou grands-mères sont passés par Bye Bye Nits pour se décontaminer de ces parasites.

Partenariat prévu avec les pharmaciens

Ce service, qui décharge les parents d’une tâche bien contraignante, ne risque-t-elle pas de faire de l’ombre aux pharmaciens qui vendent des produits antipoux ? « Non, répond Jennifer Nakache, les personnes s’adressent à nous lorsque les lotions antipoux ne marchent pas. On arrive donc en dernier recours. » Pour ne pas se fâcher avec les pharmaciens, la directrice de Bye Bye Nits veut travailler de concert avec eux et envisage de commercialiser une gamme de shampooing et de crème antipoux à base d’huiles essentielles dans le réseau officinal courant 2016. En attendant, un second centre devrait ouvrir dans le XVIe arrondissement parisien avant de lancer un réseau en franchise.

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