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Publié le 25 février 2016
Par Myriam Loriol
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Parce que le médicament n’est pas un produit comme les autres, votre pharmacie n’est pas un commerce comme les autres. » C’est dit. Et ça a le mérite d’être clair. Pas de message subliminal dans la campagne de communication que l’Ordre des pharmaciens mène actuellement, mais un constat qu’il fait bon de rappeler à l’heure où certaines officines auraient tendance à arborer les codes du drugstore ou de la grande distribution. A souligner également, le terme « commerce » semble parfaitement assumé par notre instance de tutelle. Pas de débat, donc. Le pharmacien est un commerçant. Pas comme les autres, certes. Il n’a jamais fait d’études de commerce mais tient une « boutique ». Et vous en connaissez beaucoup, vous, des « boutiques » tenues par des professionnels de santé ayant fait six ans d’études ? Où l’on accompagne des malades ?

On le sait, la notion de pharmacien distributeur de boîtes est révolue et la loi HPST place l’officinal au cœur du parcours de soins. Mais reconnaissons que dans les faits, aux yeux des consommateurs, cette évolution n’est pas criante. Or, tant que le pharmacien sera majoritairement payé « à la boîte », son rôle d’acteur de santé à part entière aura du mal à être perceptible.

Reste à nous inspirer des exemples venus d’ailleurs. En Suisse, par exemple, le conseil en automédication est rémunéré (lire notre dossier p. 18). CQFD.

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