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© Pour l’achat de pharmacies, Orléans reste la ville la plus cotée de la région Centre - Gérard Dussoubs-Fotolia
Transactions : dans le Centre, la transmission générationnelle fonctionne bien
En parallèle d’une enquête décryptant les cessions d’officines parue dans son édition papier du 15 octobre 2016, Le Moniteur des pharmacies s’est livré à un tour de France pour analyser le marché de la transaction. La région Centre est une terre d’investisseurs.
« En région Centre, les pharmaciens les plus dynamiques qui font vivre le marché sont les multi-investisseurs, c’est avec eux que je réalise le plus gros de mes ventes », déclare Philippe Meunier, responsable du secteur Centre-Val de Loire pour Channels.
Ces investisseurs aident les jeunes à s’installer dans de bonnes conditions en leur facilitant l’accès à leur première officine en SEL. Sur leur premier investissement, ils y vont sur la pointe des pieds mais comme l’opération s’est bien passée et qu’ils ont encore des disponibilités, ils y prennent goût. Un an à deux ans après, bis repetita ! « Ils vont installer un deuxième jeune, puis un troisième, un quatrième… Ils ne le font pas par spéculation financière, il y a beaucoup d’affect, ces parrainages se font dans un très bon esprit, les pharmaciens investisseurs apprécient de transmettre leur savoir-faire à la nouvelle génération et de lui mettre le pied à l’étrier. »
Sans eux, le marché serait sclérosé, ce qui reste le cas dans les centres villes d’Orléans, de Tours, Blois, Bourges, trop concurrentiels au goût des jeunes acquéreurs.
Avec leurs soutiens financiers, ils lorgnent sur la périphérie des grandes villes, notamment les quartiers populaires, les zones franches urbaines où se concentrent les médecins, les zones semi-rurales… Avec pour cible des officines dans une fourchette de CA entre 1,8 M€ et 3 M€, qui se valorisent autour de 80 % du CA HT.
« En centre-ville, les 4 ou 5 plus grosses officines d’Orléans tirent leur épingle du jeu, aussi les petites officines de taille moyenne se vendent-elles rarement au-dessus de 60 %, les plus petites (moins d’1M€) ferment ou se font racheter leur clientèle entre 25 % et 50 % du CA », précise Philippe Meunier.
Néanmoins, Orléans reste la ville la plus cotée du Centre en raison de sa proximité avec Paris, devant Tours, ville universitaire où la présence de pharmacies mutualistes – en perte de vitesse – n’effraie plus les acquéreurs, Bourges qui bénéficiait d’un « microclimat » haussier sur les prix lié à l’absence de joutes commerciales, mais qui rentre maintenant dans le rang, Blois et Châteauroux qui ferme la marche avec des prix moyens de 5 à 10 points inférieurs au reste de la région (entre 65 et 75 % du CA HT).
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Lisez aussi l’enquête Les cessions d’officines se réveillent, publiée dans Le Moniteur des pharmacies N° 3146 du 15 octobre 2016.
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