L’OCP s’attaque aux ruptures de stock
Avec sa plateforme de centralisation et synchronisation des stocks à Ormes (Loiret), l’OCP a mis en œuvre un nouveau modèle de distribution. Avec un objectif : le « zéro manquant ».
La plateforme de centralisation et de synchronisation des stocks de l’OCP, située au sein de l’établissement de répartition d’Ormes à 10 km d’Orléans, est immense : 11 420 m² dont 10 866 m² réservés au stockage. Extérieurement, rien ne la distingue d’un établissement de stockage classique. Pourtant, son concept constitue une révolution dans le monde de la répartition. Le principe ? Centraliser les livraisons des laboratoires à Ormes, synchroniser la demande des pharmaciens et les stocks, et expédier les produits aux 44 établissements OCP. Concrètement, les laboratoires livrent quotidiennement la plateforme d’Ormes au lieu de livrer, en général une fois par semaine, chacun des centres de répartition. C’est donc la plate-forme qui répartit les produits entre les établissements en fonction des commandes des pharmaciens. Ce dispositif permet de simplifier les flux et de gagner du temps.
Et pour les pharmaciens ? « Les produits se trouvent désormais au bon endroit au bon moment dans les bonnes quantités. Auparavant, des médicaments pouvaient être en rupture à Marseille, alors qu’ils étaient stockés, mais dans le Nord », explique Dominique Meyer, directeur de la plateforme d’Ormes. Et de souligner que le système informatique permet aussi d’ajuster les flux en intégrant les commandes passées et des données prévisionnelles, selon les pathologies saisonnières par exemple.
Diviser par deux les ruptures d’approvisionnement
En effet, réduire les ruptures d’approvisionnement est le principal objectif du nouveau dispositif. « La disponibilité des médicaments est un enjeu majeur pour les patients et un casse-tête pour les pharmaciens, détaille Hubert Olivier, président de l’OCP. Notre modèle permet de diviser par deux les ruptures d’approvisionnement et de parvenir à un taux de disponibilité supérieur à 98 % voire à 99 % pour certains laboratoires. » La mise en œuvre de ce nouveau modèle a nécessité trois ans et 10 millions d’euros d’investissement. Il a fallu, en effet, construire la plateforme et la solution informatique. « Elle est extrêmement puissante et n’avait jamais été déployée en France », remarque Hubert Olivier.
Aujourd’hui, la plateforme travaille avec Biogaran, GSK, Pierre Fabre, Sanofi et Teva. Ce qui représente environ 200 millions de boîtes par an, soit un tiers des volumes traités par l’OCP. « L’ancien système est devenu obsolète et nous voulons déployer rapidement ce nouveau modèle auprès des autres laboratoires », indique le président.
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