Philippe Taboret DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT À CAFPI -COURTIER EN CRÉDITS

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Publié le 20 janvier 2017
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Pharmacien Manager. Qu’est-ce qu’une assurance DIIT (décès, invalidité, incapacité de travail) ?

Philippe Taboret. C’est une assurance souscrite en parallèle d’un crédit qui couvre le prêteur si un sinistre frappe l’emprunteur. Elle rembourse alors les mensualités (en cas d’incapacité de travail) ou le capital restant du (en cas de décès ou d’invalidité grave) à sa place.

P.M. Peut-on la choisir librement ?

P.T. Absolument. Un emprunteur peut profiter de la délégation d’assurance, c’est-à-dire souscrire un crédit chez une banque et s’assurer dans un établissement différent. Les emprunteurs qui ont un crédit en cours peuvent aussi changer d’assurance DIIT, grâce à la loi Hamon, dans l’année qui suit sa souscription. En faisant jouer la concurrence, un profil classique peut économiser de 15 000 à 20 000 € sur l’assurance de son crédit de 200 000 € sur 20 ans.

P.M. Les emprunteurs utilisent-ils largement cette délégation ?

P.T. Non, en moyenne seulement 18 % des crédits sont souscrits avec une assurance déléguée. Les banques compliquent la vie des emprunteurs qui souhaitent s’assurer ailleurs. La loi Sapin 2 avait introduit une mesure permettant de changer d’assurance DIIT chaque année à date anniversaire, comme pour une assurance automobile ou habitation, mais le Conseil constitutionnel a rejeté cette mesure le 8 décembre.

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