Télémédecine à l’officine : il est urgent d’attendre

© Conférence à PharmagoraPlus - Anthony Le Breton

Télémédecine à l’officine : il est urgent d’attendre

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Publié le 2 avril 2019
Par Magali Clausener
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Lors de la conférence « Services, conseils et prestations : lesquels privilégier en 2019 ? », organisée par Le Moniteur des pharmacies dimanche 31 mars pendant le salon PharmagoraPlus, Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) ont appelé les pharmaciens à la prudence avant de se lancer dans la téléconsultation. « Ne vous précipitez pas, a averti Gilles Bonnefond. Il ne suffit pas d’avoir un émetteur et un récepteur. Aujourd’hui, les récepteurs sont des plateformes de médecins. Attention si on fait fi des médecins du territoire. » Un conseil d’autant plus avisé qu’Anne-Laure Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), a rappelé dans un autre débat du salon, que l’Assurance maladie ne prend pas en charge les téléconsultations réalisées par des plateformes. Philippe Besset a, pour sa part, incité les officinaux à bien penser le « timing » : « Le premier point est de construire la coordination des soins. C’est un prérequis. Le deuxième est de savoir si vous avez des médecins autour de vous qui ont une appétence particulière pour la télémédecine. Ce qui vous permet d’identifier le « récepteur ». Après, vous pourrez vous équiper. C’est la phase la plus rapide ». La Cnam vise 2000 à 3000 pharmacies équipées pour réaliser des téléconsultations dans les deux prochaines années. 

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