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Des enfumages

C’est un phénomène que nous redoutions. Compte tenu des très bons résultats obtenus avec la mise en place du remboursement des substituts nicotiniques, les pouvoirs publics ressentent beaucoup moins la nécessité d’un accompagnement spécifique par les pharmaciens. L’Assurance maladie dit même avoir toujours marqué une limite à la question de savoir si celui qui dispense peut prescrire. Et Agnès Buzyn répète peu ou prou la même chose. Devant la commission des affaires sociales du Sénat, la ministre de la Santé a clairement pris position contre l’octroi d’un tel droit de prescrire et de dispenser aux pharmaciens. Pour elle, une séparation stricte entre prescription et dispensation est un « principe fondamental ». Et tant pis si d’autres exemples prouvent que cette pudeur est à géométrie variable. Tant pis si la prévention, pourtant érigée en modèle politique, doit en pâtir. Tant pis pour l’occasion ratée d’un entretien de suivi structuré pour aider les patients en sevrage à tenir le coup. Tant pis aussi, et surtout, pour les officinaux qui voient leur rôle de premier recours sur le sujet se consumer, des marges écrasées comme un vieux mégot depuis que les prix sont administrés. Qui s’est fait enfumer dans l’histoire ?
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