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© masque chirurgical - Pixabay
Vente de masques : les groupements vont-il pousser le gouvernement à trancher ?
Après avoir annoncé le 15 avril 2020 leur décision de vendre des masques médicaux importés, Federgy et l’UDGPO temporisent aujourd’hui. Dans un nouveau communiqué en date du 16 avril 2020, les groupements de pharmaciens demandent aux officines « de s’approvisionner en masques (chirurgicaux ou alternatifs) afin de commencer à en distribuer à la population la semaine prochaine ». « Nous allons donner sept à huit jours aux pharmaciens pour qu’ils s’organisent », explique Alain Grollaud, président de Federgy. Cette précision intervient après une discussion ce matin même avec Carine Wolf, présidente de l’Ordre, qui a contacté Laurent Filoche, président de l’UDGPO, suite au communiqué du 15 avril. Depuis une quinzaine de jours, l’Ordre réclame une doctrine claire sur la distribution de masques aux professionnels de santé et à la population. Il est d’ailleurs ce matin aussi revenu à la charge auprès de la Direction générale de santé (DGS) et espère avoir une réponse d’ici la fin de la semaine. Mais quelle que soit la position des autorités, Federgy et l’UDGPO commenceront à commercialiser les masques à compter du 20 avril. Et peut-être les masques alternatifs si une évolution réglementaire le permet.
Pas de prix fixés
Les pharmaciens devront privilégier les professionnels de santé, et, dans la mesure où ils disposeront d’un stock important, les particuliers munis d’une ordonnance, présentant des risques ou devant poursuivre une activité professionnelle. Les groupements ne comptent pas fixer une limitation du nombre de masques vendus par personne. Ils ne vont pas non plus indiquer aux pharmaciens un « prix conseil » ou une fourchette de prix. « Compte tenu de la demande mondiale, les prix à l’achat des masques ont été multiplié par trois, remarque Alain Grollaud. Nous invitons les pharmaciens à rester dans les prix du marché avec tact et mesure. » Laurent Filoche partage ce principe de « tact et mesure » mais indique que son groupement vendra à prix coûtant. « Je pense que l’ensemble des adhérents de l’UDGPO feront de même », ajoute-t-il. « Il ne faut pas que nous ayons des prix plafonnés comme pour les gels hydroalcooliques, car si nous pouvons fabriquer des SHA, ce n’est pas le cas des masques », prévient Alain Grollaud.
La position des groupements de pharmaciens va-t-elle obliger le gouvernement à trancher enfin sur la distribution de masques au grand public avant début mai ? Peut-être. Dans tous les cas, « les pharmaciens ne vont pas se substituer à l’Etat pour distribuer des masques à toute la population ; notre démarche est de répondre à des demandes légitimes de patients », souligne Laurent Filoche.
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