© coronavirus, Covid-19, masques chirurgicaux, masques alternatifs, masques grand public, Agnès Pannier, Olivier Véran, ordre des pharmaciens, syndicats, groupements - Pixabay
Distribution de masques : des expérimentations en officine dès le 4 mai ?
Les Français devraient pouvoir acheter des masques grand public avant le déconfinement. Mais il n’est pas du tout confirmé que leur vente sera possible sur tout le territoire dès le 4 mai, comme l’ont annoncé les médias, ni même en pharmacie.
Interrogée par Les Echos ce 24 avril 2020, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, a en effet annoncé que « de premières expérimentations [de distribution de masques grand public] seront faites à partir du 4 mai ». Par quel circuit ? « Plusieurs modes de distribution ont été identifiés pour permettre à un maximum de Français d’y avoir accès. Le champ des possibles est très large et nous regardons toutes les hypothèses : pharmaciens, mairies, grande distribution, buralistes, plateforme Afnor, e-commerce, etc. » Invité de France Inter ce matin, Olivier Véran, ministre de la Santé, a confirmé que pour « pouvoir toucher tout le monde, il faut s’appuyer sur les maires, les collectivités, il faut passer par les pharmacies qui ont fait un job formidable », mais aussi par les grandes surfaces, les buralistes… « Je ne fermerai aucune porte », a-t-il déclaré.
L’arrêté de vente imminent
Mais pour l’heure, le gouvernement n’a pas donné plus de précisions. Où se dérouleront ces expérimentations ? Les pharmaciens y prendront-ils part avant une généralisation ? Questionné par Le Moniteur des pharmacies sur ces sujets, le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher n’a pas, pour l’instant, apporté de réponses. Encore faut-il que les pharmaciens aient l’autorisation de vendre ces masques grand public.
Les représentants de la profession ont appris cet après-midi que la publication de l’arrêté relatif aux produits autorisés à la vente en officine serait « imminente » selon le ministère de la Santé.
L’Ordre, les syndicats de pharmaciens et les syndicats de groupements ont ce soir, dans un communiqué commun, confirmé cette information. Les officines pourront vendre des masques grand publics de catégorie 1 prévus pour un usage professionnel et de catégorie 2 destinés à la protection collective de la population. En revanche, la profession rappelle que les quantités de masques FFP2 et chirurgicaux sont à ce jour insuffisantes pour envisager leur vente en officine.
Des arbitrages attendus
Selon Agnès Pannier-Runacher, tous les arbitrages ne sont pas rendus sur la distribution des masques grand public. Si le gouvernement n’envisage pas un encadrement des prix (Olivier Véran a évoqué ce matin des prix de 2 à 5 € selon le type de masque et leur nombre d’utilisations), la secrétaire d’Etat parle des risques de rupture d’approvisionnement. La production de masques grand public a atteint plus de 10 millions d’unités la semaine du 13 avril. Le gouvernement table sur un approvisionnement, par la production française et les importations, de plus de 25 millions de masques par semaine fin avril. Celui-ci sera-t-il suffisant ? Un décret, publié aujourd’hui, autorise l’ouverture des commerces de détail de textiles en magasin spécialisé. L’objectif est de permettre à chaque Français qui le souhaite de se procurer les matières premières nécessaires à la confection de masques ou d’autres équipements de protection textile en vue du déconfinement. Des guides de bonnes pratiques seront d’ailleurs diffusés dans les prochains jours.
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