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Masques grand public : expérimentation et prix, on en sait plus
L’arrêté autorisant la vente des masques grand public en officine devrait paraître prochainement. Mieux vaut cependant ne pas attendre le dernier moment pour commander des masques en tissu normés, car les pharmacies feront bien partie de la distribution. Selon l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, les « expérimentations » de vente vont concerner, dès le 4 mai, des réseaux de distribution sur le plan national et non pas sur des territoires précis. Interrogée à ce sujet par Le Moniteur des pharmacies, la Direction générale de la santé (DGS) confirme que « le ministre des Solidarités et de la Santé considère comme légitime la volonté des pharmaciens de participer à la distribution des masques grands publics, au regard également de leur implantation sur tous les territoires ». Une légitimité également reconnue par Bercy. « Les conseils et l’accompagnement des pharmaciens notamment auprès des publics fragiles seront particulièrement utiles », explique une source proche du dossier.
Réglages et ajustements
Si tous les arbitrages ne sont pas encore rendus, le principe est donc de permettre à plusieurs canaux de distribution de commercialiser les masques grand public avant le 11 mai afin de voir comment cela va se passer sur le terrain et procéder à des réglages et ajustements. Ainsi, les buralistes vont pouvoir dès la semaine prochaine vendre des masques grand public aux entreprises et à partir du 4 mai aux particuliers. Bercy va notamment être attentif à « l’effet Nutella » qui provoque un achat massif très rapide avec un risque de ruptures de stocks. La production nationale qui doit atteindre 25 millions de masques fin avril, sera en effet insuffisante dans un premier temps, bien qu’une centaine d’entreprises en fabriquent (la liste est disponible sur le site de la Direction générale des entreprises ainsi que les résultats des tests des prototypes). Mais Bercy table par la suite sur les unités de production de groupes établies hors France, en particulier de l’autre côté de la Méditerranée, pour compléter les approvisionnements. A savoir : aucun marquage CE pour les masques en tissu n’existe pour l’instant.
Contrôles des prix
Autre préoccupation du ministère de l’Economie : les prix qui seront pratiqués par les différents acteurs sur le marché. S’il est difficile d’encadrer les prix compte tenu de l’hétérogénéité des produits (tissus différents, nombre de lavages plus ou moins important, conditions de productions…), un suivi avec des contrôles de la DGCCRF, dont la procédure doit être clarifiée, permettra d’observer d’éventuelles dérives commerciales. Il est néanmoins certain qu’un masque lavable 30 ou 50 fois coûtera plus cher qu’un masque réutilisable une dizaine de fois.
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