Mesure barrière contre la vaccination anti-Covid-19

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Le 11 mars, les autorités danoises décident de suspendre « par précaution », pendant 14 jours, la vaccination avec le vaccin d’AstraZeneca en raison de signalements d’événements thromboemboliques graves, imitant ainsi l’Autriche, les pays Baltes et le Luxembourg (suspension du lot ABV5300 le 7 mars). Depuis, c’est l’effet domino : l’Islande, la Norvège, la Bulgarie, l’Irlande, les Pays-Bas, puis l’Allemagne, l’Italie, la France et l’Espagne, le 15 mars, suspendent la vaccination par le vaccin d’AstraZeneca jusqu’à l’avis de l’Agence européenne des médicaments (EMA), non rendu à l’heure où nous écrivons. Chypre et la Suède suivront.

Qu’est-ce qui fait ainsi trembler l’Europe ? Des thromboses du sinus veineux cérébral associées à une thrombocytopénie et à des saignements, rares mais graves, sont apparues à proximité temporelle de la vaccination. Au 10 mars, 30 cas avaient été rapportés en Europe, dont plusieurs décès, sur près de 5 millions de personnes ayant reçu au moins une dose. Mais lundi 15 mars, avec la notification de nouveaux cas, le nombre de ces thromboses observées chez la population vaccinée se place « bien au-dessus du nombre attendu », selon l’Institut Paul-Ehrlich, centre de recherche et agence de sécurité sanitaire allemand, qui a recommandé la suspension temporaire de la vaccination. Le lien n’est pas établi.

Que dire au comptoir ? l’Institut Paul-Ehrlich recommande aux personnes tout juste vaccinées « qui se sentent de plus en plus mal quatre à 16 jours après la vaccination, avec des maux de tête sévères et persistants ou des saignements cutanés ponctuels », d’aller consulter immédiatement un médecin.

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