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Le port de la blouse à l’officine
Les prix des fonds ont baissé de trois points en 2014 sans pour autant provoquer une reprise des volumes, d’après la dernière enquête Interfimo. Mais cette diminution est compensée par une poussée de 20 % des cessions de parts.
La correction des prix d’acquisition des officines se poursuit pour la sixième année consécutive. A 80 % du chiffre d’affaires (HT) en 2014, le prix de cession moyen des officines à l’échelle nationale baisse de trois points en comparaison à l’année précédente. Depuis 2008, la chute des prix de cession est de 15 points.
Comme en 2013, toutes les catégories de pharmacies voient leur prix moyen régresser. Mais, en 2014, la chute devient plus marquée pour les officines de moins de 1 500 k€ de chiffre d’affaires (voir infographie). Les propriétaires de petites officines connaissent donc, encore et toujours, des difficultés pour vendre leur affaire. Le regroupement ou le transfert apparaissent souvent comme la seule solution viable dans ce cas de figure.
Des transactions plus réalistes
Globalement, les pharmacies se sont vendues à des prix moyens moins élevés au regard de la rentabilité. La baisse des prix en multiple de l’EBE se poursuit pour la sixième année consécutive. A 6,5fois l’EBE, le prix de cession moyen régresse de 0,4 point par rapport à 2013 et de 2,2 points par rapport à 2008. Ce rapport entre rentabilité et prix ne cesse donc de se resserrer au fil du temps, et l’année 2014 semble donner lieu à des transactions désormais plus réalistes et cohérentes d’un point de vue économique. Pour Luc Fialletout, directeur général adjoint d’Interfimo, le marché a enfin mûri: « Malgré des taux d’intérêt qui n’ont jamais été aussi bas, les prix des officines continuent à se réajuster. »
Les cessions de parts prennent le relais
Pour la troisième année consécutive, le nombre de cessions de fonds chute de 6 % sur un an. Néanmoins, cette baisse est plus mesurée qu’en 2013, année qui avait vu le nombre de cessions baisser de 16 %. Ce nouveau recul du nombre des cessions de fonds, après une année 2013 déjà très médiocre, traduit à la fois l’attentisme et une certaine désorientation des acteurs du marché face au manque de visibilité économique et politique sur l’officine. A l’inverse, une tendance haussière est observée sur les cessions de parts, qui augmentent de 20 % en 2014. Entre le repli des transmissions de fonds et la progression des cessions de parts, le bilan reste positif pour le marché : le nombre de mutations progresse de 2 %.
Les Régions les moins animées se situent, comme l’an passé, dans l’est de la France, où Franche-Comté « en tête ». Midi-Pyrénées et le Nord-Pas-de-Calais sont également caractérisés par un faible turnover.
A l’opposé, le Limousin se distingue par un taux de rotation particulièrement élevé, comme en 2011 et 2013. Les Régions de la façade atlantique (hormis les Pays de la Loire) sont très recherchées par les acquéreurs et figurent, aux côtés de la Bourgogne et de la Corse, parmi celles les plus dynamiques durant l’année 2014.
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