Grippe A(H1N1) : une vaccination de masse n’était pas justifiée

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Grippe A(H1N1) : une vaccination de masse n’était pas justifiée

Publié le 28 mai 2010
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Entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale le 26 mai, Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles de l’INSERM, a, selon l’Agence de presse médicale, déclaré que la décision de vacciner 47 millions de personnes à raison de deux injections à trois semaines d’écart était à son sens « une aberration complète sans doute », en tous les cas « pas très scientifique ».
Le même jour, Jean-Marie Cohen, coordinateur national des groupes régionaux d’observation de la grippe (GROG), a indiqué que lorsqu’il avait appris cette décision de vaccination de masse, il avait dit : « Mais ils sont fous ! »
Il a aussi regretté que les médecins généralistes n’aient pas pu participer à la campagne de vaccination. Le ministère de la Santé lui aurait expliqué que les médecins généralistes n’auraient pas dans leur patientèle suffisamment de femmes enceintes par exemple à vacciner durant une certaine période.
Le Dr Cohen a reconnu que la médecine de ville n’était pas organisée en France pour des campagnes de vaccination de masse en urgence. L’un des objectifs des GROG est de faire en sorte que les vigies médecins généralistes et pharmaciens mettent en place une telle organisation dans les deux ans.



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