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Un collectif fort

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Publié le 1 mai 2011
Par Christine Julien
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Si on en croit le colonel Crespin, le rugby exige des qualités « d’endurance, de robustesse foncière et de virilité » et serait « contre-indiqué pour les jeunes filles et les femmes pour des raisons physiologiques évidentes… ». Enfin, c’est ce que ce charmant (hum…) Directeur national de l’Éducation physique et des Sports, écrivait en 1972. Il ne se doutait pas du chemin que les femmes allaient parcourir (environ 10 000 licenciées de rugby aujourd’hui). Les femmes ont dû une nouvelle fois faire preuve de pugnacité dans une envie commune pour s’imposer. Cette action collective permet aujourd’hui à Léa Bhang de pratiquer le sport qu’elle aime, le rugby à 7 (lire son portrait p. 40).

Cet esprit solidaire, Léa le retrouve dans la pharmacie où elle travaille. Le collectif est une force, y compris quand il s’agit de défendre la pharmacie sur d’autres fronts. Pour preuve, le match remporté pour le titre de « pharmacien correspondant » face aux médecins pas toujours très « ouverts » (voir p. 10). Les pharmaciens ont mouillé leur maillot, ça a payé. Une action collective peut effondrer les piliers adverses pour mieux pénétrer les défenses (n’est-ce pas Léa ?). Les mentalités évoluent, mais il en faut de l’ardeur pour faire tomber les résistances et les bastions rétrogrades !

« L’obstacle augmente mon ardeur » est la devise du blason de mon village. Pourtant, cela ne suffit pas toujours. Malgré votre implication au comptoir, vous n’êtes pas sur la feuille du match HPST. Espérons que les pharmaciens continuent à jouer collectif, en vous faisant participer.

En attendant, portez-vous bien ?

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