- Accueil ›
- Business ›
- Economie ›
- Stratégie et Gestion ›
- Choisir son terminal de paiement bancaire
Choisir son terminal de paiement bancaire
Face à la croissance ininterrompue des règlements par carte bancaire, le terminal de paiement électronique est devenu un outil monétique incontournable à l’officine. Tour d’horizon des critères de choix, des avantages et des inconvénients des principaux terminaux de paiement électronique.
Selon Gildas Leroux, de la société Everys, 40 % des transactions à l’officine se feraient via des cartes bancaires. Le directeur commercial de Winpharma estime en outre à 1 % les erreurs de saisie, ce qui peut représenter, selon les officines, une à cinq erreurs par jour. Touche du « zéro » fatiguée parce que la plus utilisée, décalage d’une virgule, inversion de chiffres, erreur d’affectation d’un montant… Toutes ces pertes de temps se traduisent en perte financière. Un terminal de paiement électronique (TPE) devient obsolète au bout de deux ans. C’est pourquoi la plupart des offres des SSII se concentrent sur des contrats de location.
1. Les lecteurs analogiques
Les modèles couramment utilisés sont dits analogiques et passent par des lignes téléphoniques. Dans la plupart des pharmacies, il existe un lecteur de ce type pour trois ou quatre postes. Mais le coût de la monétique analogique reste élevé. En effet, le contrat d’une location-maintenance longue durée (quatre ans en général) du TPE avec la banque exige de débourser de 14 à 25 Û par mois et par terminal, auxquels il faut ajouter le coût de connexion sur numéros spéciaux (demandes d’autorisation, télétransmission journalière) de 20 à 40 Û par mois ainsi que le partage de l’abonnement à la ligne analogique (5 Û). « Au total, un terminal analogique revient de 40 à 80 euros », selon Maurice Talbot, d’Isipharm. Sans oublier le coût lié à l’autorisation des cartes bancaires. Pour Gildas Leroux, « c’est le poste principal sur la facture téléphonique de l’officine. Il peut représenter plusieurs milliers d’euros à l’année. »
2. Les lecteurs ADSL
Conscients des inconvénients des TPE analogiques, les pharmaciens commencent lentement à migrer vers une nouvelle génération de monétique IP/ADSL. Principal avantage : ces appareils s’inscrivent dans le cadre d’une gestion Internet globale de l’officine (Internet et messagerie électronique, téléphonie IP à plusieurs lignes avec standard, monétique IP, borne Vitale ADSL…), d’où une facture souvent plus légère de 10 à 30 % par mois. « Avec ces terminaux , il suffit de cinq secondes pour demander une autorisation bancaire contre 30 secondes pour un système analogique, informe Maurice Talbot. En outre, la sécurisation des transmissions est meilleure puisque les transcriptions sont cryptées sur Internet. »
Sur ce marché, les offres des SSII sont nombreuses.
-Depuis 2008, Winpharma par exemple propose deux modèles de lecteurs dont le coût mensuel (30 Û par mois pour le premier et 25 Û pour le second) inclut le lecteur, sa maintenance (réparation ou échange standard), l’abonnement bancaire et l’interface logicielle WinTPE. La SSII propose également aux pharmaciens un système de TPE avec une connexion GPRS. Une formule qui a séduit Jean-Christophe Gaillot. Grâce à ce nouveau lecteur, le cotitulaire de la Pharmacie du Centre Alma, à Rennes (Ille-et-Vilaine), a supprimé ses quatre erreurs de caisse quotidiennes. De même, le système GPRS d’Isipharm « a épargné les coupures systématiques des lignes fax et Internet des lecteurs analogiques », indique David Chelly, adjoint à la Pharmacie du Palais à Créteil (Val-de-Marne).
-ASP-Line a adopté le même système. L’éditeur propose aux pharmaciens un lecteur Bluetooth sous IP permettant de relier plusieurs terminaux entre eux sans fil, pour une offre mensuelle complète à 21 Û par mois. Gérald Perdrix, titulaire de la Pharmacie des Prêcheurs à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), a choisi ce prestataire pour s’équiper de six lecteurs ADSL pour 13 postes. « Tout est piloté par l’informatique. J’ai atteint le zéro erreur pour 400 transactions par jour, ce qui me permet de faire une économie de 1 000 euros par an et de 300 heures de travail sur la gestion de la caisse. »
De même, Marie-Claude Fourrier, titulaire de la Pharmacie Les Vitarelles à Lespinasse (Haute-Garonne), a profité de son transfert pour adopter l’offre TPE de la SSII. Ce qui l’a séduit ? La formule « tout gratuit » de l’ADSL, la rapidité au comptoir ainsi que le forfait mensuel.
-LSI Pharmaland propose un terminal de paiement connecté au logiciel par un réseau Ethernet compatible avec tous les logiciels de gestion officinale (6 Û par mois).
-Chez Isipharm, trois modèles sont disponibles via l’offre Paybox : un TPE fixe (30 Û par mois), un Bluetooth (38 Û), permettant de faire une demande d’autorisation sans que l’appareil repose sur un socle, et un terminal GPRS (44 Û incluant 1 000 transactions sur carte). La SSII propose aussi aux pharmaciens d’acheter les TPE. En ce qui concerne le Bluetooth – l’appareil le plus vendu -, cette possibilité allège la facture de 26 Û par mois (amortissement sur 48 mois).
3.Les lecteurs « deux en un »
Certains prestataires proposent également un seul appareil pour la carte Vitale et les transactions en carte bancaire. C’est par exemple le cas d’Alliadis, qui a opté pour un lecteur Vitale/cartes bancaires avec le modèle EFT930 de Sagem. Un « deux en un » qui permet d’économiser de la place. La formule peut séduire en particulier les pharmacies qui ont une activité importante hors ordonnance et nécessitent un TPE par poste. Ce lecteur Bluetooth, qui fonctionne en mode analogique ou en ADSL, est relié également au logiciel de gestion (Alliance Plus, Premium, Alliance Premium) et y intègre le prix de la transaction. L’avantage : il n’y a pas de coût de communication lors de la consultation de la banque, ce qui permet d’avoir un seuil de vérification auprès de la banque très bas – par exemple à partir de 10 Û de facturation – et de s’assurer systématiquement de la solvabilité de ses clients.
Combien ça coûte ?
Vous souhaitez acheter un terminal de paiement électronique pour ne pas dépendre d’un contrat de location avec une SSII ? Voilà ce que proposent les fabricants du marché.
– Pour un TPE fixe analogique, il faut compter de 190 à 250 Û. L’addition passe à 360 Û et même jusqu’à 500 Û s’il s’agit d’un appareil portable. Ces lecteurs, qui fonctionnent par liaison infrarouge, doivent reposer sur un socle pour se connecter aux serveurs bancaires.
– Si vous souhaitez un TPE GPRS (avec une connexion permanente), il vous faudra débourser de 395 à 800 Û. L’abonnement téléphonique n’est pas obligatoire et le temps de transaction est réduit.
– Il existe aussi des terminaux portables avec une transmission qui s’effectue via les ondes radio. Il doit reposer sur son socle pour être relié aux serveurs bancaires. Il faut compter de 460 à 500 Û.
– Les appareils IP/ADSL coûtent de 360 Û à 500 Û. La transmission s’effectue en mode ADSL haut débit en zones dégroupées, avec des connexions illimitées, un abonnement téléphonique non obligatoire et un temps de transaction réduit.
– Pour un terminal de paiement multi-application (carte bancaire/carte Vitale), vous devrez investir de 500 à 600 Û. Ce type d’appareil est fabriqué principalement par Sagem, Thalès et Ingenico.
- Pharma espagnole : 9 milliards d’investissements et une réforme en vue
- Réforme de la facture électronique, mode d’emploi
- Mon espace santé : un guide pour maîtriser l’accès et la consultation
- Fraude à la e-CPS : l’alerte discrète mais ferme de l’Agence du numérique en santé
- Pharmacie de Trémuson : une officine bretonne pionnière en RSE et qualité
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
