Intelence efficace chez les patients prétraités

Réservé aux abonnés
Publié le 26 septembre 2009
Mettre en favori

L’étravirine est un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) que le rapport Yeni 2008 qualifie de « deuxième génération ». Sa structure chimique particulière (diarylpyrimidine) lui permet de se fixer près de la poche hydrophobe voisine du site catalytique de la transcriptase inverse. Ceci expliquerait le maintien de l’activité de l’étravirine sur des souches de VIH-1 résistantes aux INNTI de première génération (une seule mutation virale les rend moins actifs, avec un croisement de la résistance entre les diverses molécules de la famille). Ainsi, la mutation K103N n’est pas associée à une résistance à l’étravirine et n’affecte pas la réponse virologique à son administration ; des études complémentaires méritent d’être conduites afin de conclure sur l’effet de cette mutation lorsqu’elle est associée à d’autres mutations de résistance aux INNTI.

L’efficacité de l’étravirine a été appréciée sur les résultats à 24 semaines de deux essais de phase III randomisés, en double aveugle, contrôlés versus placebo chez des patients lourdement prétraités porteurs de souches virales présentant des mutations de résistance aux INNTI et aux IP (inhibiteurs de protéase). L’étravirine était associée à un traitement de base optimisé incluant darunavir/ritonavir. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des éruptions cutanées, des diarrhées et des nausées. Intelence, en association à un IP boosté (darunavir/ritonavir) et un traitement antirétroviral optimisé, apporte une amélioration du service médical rendu modérée (ASMR III) en termes d’efficacité virologique chez les patients lourdement prétraités porteurs de souches virales présentant des mutations de résistance aux INNTI et aux inhibiteurs de protéase. Chez les patients prétraités sans ces caractéristiques, il n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V).

Publicité