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Publié le 10 octobre 2009
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Amiens, Paris et Lyon se sont prêtées à des exercices de simulation de centres de vaccination. A Paris, ce sont de futurs infirmiers qui ont joué le jeu.

Le temps d’attente avant le centre de vaccination et à l’intérieur a été plutôt mal vécu par le public », peut-on lire dans le compte rendu « Organisation et fonctionnement d’un centre de vaccination » rédigé à l’issue de la simulation parisienne grandeur nature du 15 septembre où 400 personnes se sont présentées durant deux heures, comme dans le cas d’un afflux massif. Une file d’attente de plus de 75 minutes s’est rapidement formée en amont du poste d’accueil. Les personnes souhaitant se faire vacciner ont déploré le manque d’information concernant l’orientation, l’organisation du centre mais surtout l’attente (2 h 30). Elles ont aussi souffert de l’absence de sièges, de poubelles ou de fontaines à eau. Aucun dispositif n’a été envisagé pour identifier rapidement et prendre en charge les personnes âgées et à mobilité réduite. « Ce public spécifique nécessite une prise en charge particulière : aménagement adapté des postes, accompagnement, assistance. » En revanche, au niveau du poste d’accueil, tout va très vite : moins de 1 minute par personne.

Le questionnaire médical est ensuite rempli rapidement (en moyenne 2 minutes), mais sa traduction en anglais, arabe, espagnol, chinois, portugais serait souhaitable. Un goulot d’étranglement se forme juste après, à l’entrée du poste « Tri et orientation » (maximum une heure). Selon les organisateurs de l’exercice, des médiateurs sont même à prévoir pour calmer les irascibles.

Stress pour le personnel infirmier

La consultation médicale prend en charge les personnes présentant un facteur de risque à la vaccination ainsi que les personnes présentant des effets secondaires liés à la vaccination. Petit problème, le personnel présent au poste médical a souligné le manque de consignes pour le tri et le manque de protocoles détaillés de la prise en charge des complications. Au poste injection (20 min), pas toujours facile de respecter les règles d’asepsie. Dernier couac, au moment de la sortie où une dernière et longue file (30 min) attend un public qui pensait que la vaccination était terminée. Gros stress pour le personnel administratif qui redoute de se tromper dans le recopiage des numéros de lots !

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