L’allongement provisoire des délais de paiement
Bernard champanet, Albi (Tarn)
Cette mesure ne me comble pas de joie, sauf si elle avait été définitive. Certes, c’est mieux que rien, mais je crains qu’elle passe presque inaperçue auprès des confrères compte tenu que les précommandes des laboratoires se font de plus en plus tôt. Ainsi, celles d’hiver surviennent en mai-juin, les produits sont livrés à l’officine en septembre alors que les pathologies hivernales ne démarrent véritablement qu’en décembre. Le pharmacien paie ses stocks avant même d’en avoir vendu la plus grande partie. Par ailleurs, l’essentiel de nos achats se fait chez le grossiste. Exceptionnellement, il peut accorder un découpage d’une mensualité qui est reportée sur les prochaines traites pour permettre au pharmacien de gagner un peu en trésorerie.
vincent thuin, Montpellier (Hérault)
Ces délais de paiement dérogatoires ne sont qu’une poire à oxygène permettant momentanément de survivre. En effet, toutes les officines, y compris celles qui ont fini de rembourser leurs emprunts, sont touchées par les difficultés de trésorerie, compte tenu de la baisse à la fois de l’activité et de la rentabilité en 2009. Dans l’immédiat, il faut nous exclure de cette loi qui n’est pas adaptée à la profession, de même qu’il faut donner la possibilité aux laboratoires qui appliquent déjà les délais légaux de repasser aux délais dérogatoires.
philippe durand, La Teste-de-Buch (Gironde)
Cette mesure ne sert pratiquement à rien, elle arrive trop tard. Le problème va vite revenir car le répit accordé est seulement d’un an. La plupart des laboratoires OTC avec qui je travaille en direct sont déjà passés aux délais légaux. Ce décret ne va donc rien changer, ni compenser l’érosion des marges.
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