La pilule du lendemain passe mal

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Publié le 17 octobre 2009
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Depuis le 28 septembre, le lévonorgestrel est en vente sans ordonnance au prix de 18,76 euros. Les pharmaciens reprochent au ministère de la Santé d’avoir pris cette mesure à la hâte, sans planification. Certes, le conflit entre le gouvernement central, partisan d’une vente totalement libre, et le gouvernement régional catalan, enclin à certaines restrictions, a été réglé. « La vente est encadrée dans le sens où nous nous engageons à informer sur le médicament lui-même et à faire de l’éducation sanitaire, surtout pour les mineures de 16 ans dont nous pourrons réclamer la présence des parents », explique-t-on au Collège des pharmaciens de Barcelone. Cependant, les kits de dispensation (préservatif, informations sur les méthodes contraceptives et le lévonorgestrel…) n’étaient pas disponibles le jour J.

Les officinaux renvoient vers les dispensaires

De plus, et bien que seulement deux pharmacies aient recouru d’entrée de jeu à l’objection de conscience en Catalogne, le malaise est palpable dans les officines. « Si quelqu’un me la demande, je lui conseillerai d’aller au dispensaire du coin », reconnaît une pharmacienne de Barcelone. Car la pilule du lendemain est déjà distribuée gratuitement dans les dispensaires et centres de planification sanitaire de 12 des 17 régions espagnoles, dont la Catalogne, l’Andalousie et le Pays basque. Du coup, sa vente en pharmacie ne marque un changement substantiel que dans les cinq régions où elle était encore indisponible. Parmi celles-ci, Madrid, région plus traditionaliste que la Catalogne, où plusieurs pharmaciens ont déjà fait savoir qu’ils refuseraient de la vendre.

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