- Accueil ›
- Business ›
- Economie ›
- Stratégie et Gestion ›
- Des titulaires obligés de porter leur croix après la liquidation d’ADE
Des titulaires obligés de porter leur croix après la liquidation d’ADE
Après une mise en redressement judiciaire en avril dernier, la société ADE (Atlantic Design Enseigne) a été liquidée le 21 septembre. Les 500 officines clientes étaient liées à ce distributeur d’enseignes à diodes par un contrat en leasing. Celui-ci indique clairement que « le locataire s’engage à souscrire un contrat de maintenance avec le fournisseur […]. Le loueur, n’étant pas le fournisseur et n’assurant pas l’entretien, ne pourra être tenu pour responsable de détérioration, de mauvais fonctionnement ou de dommages causés par l’équipement ». Ainsi, par exemple, le contrat d’Annie Hunout, titulaire au Mée-sur-Seine (Seine-et-Marne), l’engage auprès de Pharmalease sur 48 mois avec des mensualités de 198,41 Û HT sans assurance pour une croix à diodes. Pour elle – qui, comme beaucoup d’autres, se dispense de lire les « petites lignes » des contrats -, la maintenance et l’entretien étaient inclus dans les mensualités. Ce qui n’est pas le cas dans les faits et pose un réel problème eu égard à l’entretien effectif qu’exigent les croix à diodes. « Notre croix a dû être réparée pour un problème d’électronique au mois d’avril dernier, un an après son installation », livre d’ailleurs l’officinale.
Une reprise possible de la maintenance
Alors que faire ? Il est évidemment recommandé à tous les titulaires concernés de faire une déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire chargé de la liquidation, maître Christophe Ancel (Evry) qui précise qu’il n’y aura pas de reprise officielle du parc clients ADE. Pourtant, le groupe Micronique, dont faisait partie le distributeur de croix vertes, devrait, selon son président René Benech, actionnaire à 51 % d’ADE, « reprendre une partie du personnel d’ADE, lequel sera chargé de prendre contact avec des enseignistes dans toute la France de manière à pouvoir assurer l’entretien et la maintenance des croix et enseignes du parc clients d’ADE ».
Concernant le service après-vente sur les départements d’Ile-de-France et limitrophes (Eure, Yonne, Loiret), René Benech assure qu’il « sera directement assuré par Micronique ».
- Pharma espagnole : 9 milliards d’investissements et une réforme en vue
- Réforme de la facture électronique, mode d’emploi
- Mon espace santé : un guide pour maîtriser l’accès et la consultation
- Fraude à la e-CPS : l’alerte discrète mais ferme de l’Agence du numérique en santé
- Pharmacie de Trémuson : une officine bretonne pionnière en RSE et qualité
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
