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VARIOLE DU SINGE : LE SPECTRE D’UNE NOUVELLE ÉPIDÉMIE
Le 7 mai 2022, un premier cas de variole du singe (monkeypox) est détecté en France et alerte les autorités sanitaires. En effet, cette pathologie zoonotique est habituellement transmise à l’homme dans les zones forestières du centre et de l’ouest de l’Afrique. Or, plusieurs dizaines de cas suspects ou confirmés sont signalés en Europe (Espagne, Portugal, Suède), au Canada et aux Etats-Unis, loin des zones endémiques. Très vite, les cas autochtones de monkeypox se multiplient. Le 25 mai, on en recense sept en France. Un peu plus d’un mois après, le 5 juillet, la contamination de 577 personnes est confirmée, dont 387 en Ile-de-France.
Pour faire face à cette nouvelle épidémie, la Haute Autorité de santé, saisie en urgence dès le signalement des premiers cas, émet un avis le 24 mai. Elle recommande la mise en œuvre d’une stratégie vaccinale réactive en postexposition, ciblant les personnes adultes contacts à risque d’exposition au virus de la variole du singe, ainsi que les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle. Deux vaccins vivants antivarioliques (Imvanex et Jynneos) sont autorisés, le 30 mai, à titre dérogatoire dans le traitement prophylactique contre ce virus. La France affirme détenir des stocks stratégiques de vaccins antivarioliques. Le 10 août, la vaccination contre la variole du singe est expérimentée dans cinq pharmacies (arrêté du 8 août). Au 30 août, elle a été effectuée chez plus de 70 000 personnes dans les 220 centres de vaccination français. Elle ne sera pourtant pas généralisée en officine. Un arrêté du 22 septembre permet aux agences régionales de santé (ARS) de désigner des officines volontaires pour vacciner contre le monkeypox sur la base de sept critères. Les pharmaciens et les préparateurs formés à la vaccination y sont autorisés.
Depuis début mai, la maladie fait aussi l’objet, en France comme en Europe, d’une surveillance renforcée reposant sur la déclaration obligatoire dont le formulaire a été spécifiquement mis à jour. Mi-juillet, la ligne téléphonique Monkeypox info service est ouverte. Au 25 octobre, 8 149 entretiens ont été réalisés avec ce dispositif.
Si au 25 octobre, 4 094 cas confirmés d’infection par le virus monkeypox sont comptabilisés, le nombre de contaminations décroît depuis le pic enregistré fin juin-début juillet. Aucun décès n’a été signalé en France à ce jour.
Dans le monde, 77 000 cas ont été recensés, pour l’essentiel dans des pays non endémiques. Pour autant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait, le 20 octobre, que l’épidémie restait une urgence de santé publique de portée internationale.
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