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La France est bien placée pour ses études cliniques en oncologie
Entrez dans un essai clinique, vous ne vous sentirez jamais aussi bien ! » Robert Dahan, président de la commission des affaires scientifiques, pharmaceutiques et médicales du Leem, plaisante pour présenter l’enquête 2008 sur les études cliniques et la place de la France dans la recherche clinique internationale présentée le 21 novembre.
On apprend ainsi que notre pays représente 8 % des patients recrutés (comme en 2006, année de la précédente enquête du même type), derrière les Etats-Unis (13 %) et les pays de l’Est (18 %). Pays de l’Est dont le poids ne cesse d’augmenter. « Le coût n’est pas la seule raison, explique Robert Dahan. L’accès aux soins fait aussi la différence. C’est plus attractif pour un patient d’un pays de l’Est d’entrer dans un essai clinique que pour un Français, ce dernier bénéficiant déjà d’un très bon système de santé. Globalement, les pays de l’Est ont encore des malades mal traités dans le domaine de l’hypertension ou de l’asthme. C’est beaucoup, beaucoup moins vrai chez nous. »
La recherche clinique en mal de notoriété
Le pourcentage d’études non proposées par les laboratoires à la France a d’ailleurs fortement augmenté en deux ans. Il est passé de 30 % en 2006 à 56 % en 2008. Toutefois, la France a affirmé sa spécialisation en oncologie/hématologie. Un grand nombre d’essais sont également réalisés sur les vaccins. Si l’on s’en tient aux phases d’études cliniques, la France a fortement augmenté entre 2006 et 2008 sa position dans les phases IIA qui représentent les phases précoces de développement d’un médicament (preuves du concept). Et la perception de la France par les fonctions internationales a tendance à s’améliorer sur les critères organisationnels et de simplicité des procédures.
D’après le Leem, il faudrait juste améliorer l’image de la recherche clinique auprès du grand public par des campagnes menées sous l’égide de la Direction générale de la santé.
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