- Accueil ›
- Législation ›
- Droit du travail ›
- Temps de travail et congés ›
- Vos droits
Vos droits
Coefficient, ancienneté, congés… chaque mois, Porphyre répond à vos questions sur le droit. Adressez-nous vos demandes sur porphyre.fr ou par courrier, cette rubrique vous est ouverte.
“J’ai pris deux semaines de congés du lundi 24 août au dimanche 6 septembre. Le samedi 22 août, j’étais en repos. Combien de jours doit-on me décompter ?”
Laura, préparatrice
Porphyre répond. Les congés payés sont décomptés du premier jour ouvrable d’absence au comptoir, pour vous le 24 août, au retour effectif du salarié. Soit, dans votre cas, douze jours à retenir. Attention, l’article 25 de la convention collective prévoit que le salarié doit bénéficier d’au moins dix-huit jours de congés continus entre le 1er mai et le 31 octobre. À ne pas oublier !
“Après un contact Covid au sein de ma sphère privée et un test négatif, la Sécu m’a ordonné un arrêt du 31 août au 8 septembre. Je n’aurai pas de carence pour la Sécu, mais trois jours pour Klésia. Est-ce normal ?”
Sandra, préparatrice
Porphyre répond. Non. En avril 2020, les partenaires sociaux ont signé un accord imposant à Klésia, l’Apgis ou l’organisme complémentaire choisi par l’employeur de prendre en charge les arrêts liés à la Covid-19 dans les mêmes conditions que l’Assurance maladie.
“Je voudrais devenir maître d’apprentissage. Y a-t-il une formation à suivre ?”
Charlène, préparatrice
Porphyre répond. Le code de la santé publique précise que les personnes titulaires d’un BP de préparateur en pharmacie peuvent être maître d’apprentissage à condition de justifier d’une expérience de trois ans. Deux préparateurs sont toutefois nécessaires pour l’encadrement d’un apprenti.
FICHE PRATIQUELes frais de transport
1. Trois dispositifs sont prévus
Pour le trajet domicile-pharmacie, la loi prévoit trois dispositifs pour que le salarié bénéficie d’une prise en charge de ses frais de transport : 50 % de l’abonnement de transport public ou à un service de location de vélo ; participation aux frais de carburant ; versement d’indemnités kilométriques selon le barème de l’administration fiscale. Seuls la participation aux frais de carburant et le versement d’indemnités kilométriques peuvent être cumulés.
2. Vélo ou bus à hauteur de 50 %
Le prix des titres d’abonnement en seconde classe souscrits par les salariés pour se déplacer entre leur résidence et leur lieu de travail, au moyen d’un transport public de personnes (SNCF, entreprise de transport public ou régie, par exemple la RATP) ou d’un service public de location de vélo, sont pris en charge par l’employeur à hauteur de 50 %.
3. Tous les salariés sont concernés
Cette prise en charge bénéficie à tous les salariés, à temps plein ou partiel, et même aux stagiaires, à condition qu’ils soient abonnés à un service de transport public ou de location de vélo.
4. Il faut présenter un justificatif
Le remboursement par l’employeur a lieu sur présentation du titre de transport, au plus tard à la fin du mois suivant celui pour lequel il a été validé. Le titre doit permettre d’identifier l’utilisateur. Une attestation sur l’honneur suffit pour l’abonnement à un service public de vélo. Si l’abonnement est annuel, la prise en charge est répartie mensuellement.
5. Les abonnements doivent être remboursés
L’article L. 3261-2 du Code du travail dispose que le remboursement des frais d’abonnement supportés par le salarié est obligatoire pour l’employeur. S’il ne verse pas cette somme au salarié, il s’expose à une amende de quatrième classe, pouvant aller jusqu’à 750 € par salarié lésé.
6. Frais de carburant et indemnités kilométriques en l’absence de transport en commun
La prise en charge par l’employeur des frais de carburant ou des indemnités kilométriques est exonérée d’impôt, ainsi que de toute cotisation et contribution d’origine légale ou conventionnelle, dans la limite de 400 € par salarié et par an. Et ce, à condition que le trajet domicile-lieu de travail ne soit pas desservi ou, s’il l’est, que les conditions soient incommodes pour le salarié, ou bien encore que le transport en commun s’avère impraticable en raison d’horaires particuliers de travail. Cette prise en charge demeure facultative.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
Salaires et nouvelle grille des coefficients : le compte à rebours a commencé
