Revalorisation du point : pourquoi les salariés ont dit non !

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Publié le 16 septembre 2024
Par Anne-Charlotte Navarro
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Le 16 septembre, les syndicats représentatifs des salariés et des employeurs se sont retrouvés une nouvelle fois face à un représentant du ministère du Travail pour tenter de négocier une augmentation de la valeur du point. En vain. Lors de cette dernière réunion, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a toutefois proposé deux revalorisations du point de salaire distinctes : une augmentation de 2 % pour les salariés non-cadres et une revalorisation de 1 % pour les salariés cadres. « La grille prévoit une différence de quelques centaines d’euros entre les cadres et les non-cadres, alors pourquoi proposer d’avantager certains au détriment des autres ? », s’interroge David Brousseau, représentant du syndicat FO pour la pharmacie. « Les chiffres de l’activité de l’officine sont bons et les cadres sont les premiers à s’engager dans les nouvelles missions. Or, cette proposition les sacrifie, c’est inacceptable ! », s’insurge Christelle Degrelle, représentante du syndicat CFE-CGC pour l’officine. Seul Joël Grébil, représentant de l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa) pour les pharmacies, déclare « ne pas être opposé à des augmentations différentielles ».

Face à ce refus, deux contre-propositions ont été faites. L’une de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), proposant une augmentation de 0,5 % puis de 0,8 % du point. L’autre de la FSPF, s’établissant à 1,2 % du point. Selon les syndicats de salariés, l’offre aurait été faite sans assurance de signature. « Nous déplorons devoir refuser cette proposition, mais elle est très en deçà des attentes de l’ensemble des syndicats de salariés », déclare David Brousseau. Afin d’éviter une année blanche, une ultime réunion devrait se tenir le 18 octobre prochain. « Si nous devions convenir d’un terrain d’entente, il nous semble essentiel que son application débute dès la signature », préviennent à l’unisson les représentants des salariés.

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