Valproate : les conditions de prescription et délivrance sont trop peu respectées

© DR

Valproate : les conditions de prescription et délivrance sont trop peu respectées

Publié le 20 octobre 2017 | modifié le 31 mars 2025
Par Anne Drouadaine
Mettre en favori

L’ANSM a dévoilé les résultats d’une étude réalisée dans plus de 200 officines. Le but de celle-ci était de s’assurer de la bonne application des conditions de prescription et de délivrance des médicaments contenant du valproate : prescription initiale par un spécialiste et présentation de l’accord de soins.

Les résultats de cette enquête qui s’est déroulée entre avril et juin 2016, puis entre avril et juillet 2017 montrent que le niveau global de respect des conditions de prescription et délivrance est très insuffisant en 2017, même s’il a progressé depuis 2016. Il atteint en effet seulement 47 % en 2017 (contre 31 % en 2016).

La présentation de l’accord de soins lors de la dispensation n’est par exemple effectué que dans 50 % des cas en 2017 (contre 33 % en 2016).

Dans un communiqué, l’ANSM a rappelé l’importance de ce formulaire d’accord de soin co-signé qui permet, dans le cadre du dialogue entre la patiente et son médecin, de formaliser les informations relatives aux risques associés à la prise du traitement par valproate.

Publicité

Dominique Martin, directeur général de l’ANSM, a souligné que cette « enquête de tendance » révèle une « situation qui n’est pas acceptable ». « Actuellement, tout n’est pas fait pour éviter le valproate chez la femme enceinte. Il faut que l’information soit la plus répandue possible ».

Interrogé sur la responsabilité des pharmaciens dans la délivrance du valproate dans des conditions parfois inappropriées (pas de présentation du formulaire d’accord de soins par exemple), Dominique Martin a été assez clair : « Les pharmaciens sont très efficaces et jouent leur rôle. Lorsqu’il a une demande de Depakine, si le pharmacien dit à la patiente « retournez voir votre spécialiste et revenez avec l’accord de soins », la patiente insuffisamment traitée peut ultérieurement se prendre un platane en prenant sa voiture. »

L’enquête sera reconduite en 2018.