Sorties de la réserve hospitalière : Les hospitaliers font confiance aux officinaux

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Publié le 13 janvier 2006
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Vous sentez-vous suffisamment formé pour dispenser ces produits ?

Que pensent les pharmaciens – hospitaliers et officinaux – des sorties massives de médicaments de la réserve hospitalière ? L’institut d’études Eurostaf a mené l’enquête auprès de 200 d’entre eux de juin à septembre 2005. La majorité des hospitaliers considère que les officines sont tout à fait aptes à délivrer ces médicaments… à quelques réserves près. Selon eux, certains anticancéreux, dont les protocoles sont complexes, les anticancéreux injectables, certains antibiotiques (pour des raisons d’écologie bactérienne) par exemple, devraient rester dans la réserve hospitalière. Autre regret : les contacts insuffisants avec leurs confrères libéraux, « pourtant nécessaires pour les former à la dispensation de ces spécialités et assurer un suivi correct des patients ».

Sentiment partagé par les officinaux (130 interrogés). S’ils se sentent valorisés par cette nouvelle mission, ils mettent en avant la multiplicité des contraintes et les changements indispensables (chaîne du froid) « sans retour financier particulier ». Mais, pour 25 % d’entre eux, l’officine assure un meilleur suivi que l’hôpital car elle dispose de la totalité des traitements.

Un tiers s’estiment plutôt mal ou pas du tout formés pour cela. Parmi ceux qui s’estiment formés (dont 61 % moyennement), neuf sur dix déclarent l’être en lisant la presse et les documents des laboratoires. Ce qui les intéresse ? Connaître la pharmacologie des médicaments, les conseils à dispenser lors de la délivrance et les différentes pathologies traitées par les produits.

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