- Accueil ›
- Législation ›
- Dispensation ›
- Sécuriser la dispensation des ordonnances
Sécuriser la dispensation des ordonnances
La responsabilité du pharmacien est engagée lors de la dispensation des médicaments. Un manque de rigueur peut s’avérer dommageable.
1 CONTRÔLER LA PRESCRIPTION
– Vérifier validité et conditions réglementaires.
– Identifier les nom, prénom, âge, poids (enfants ou personnes très âgées), noter ou vérifier les observations du dossier patient : allergies, pathologies, grossesse, allaitement, refus de génériques, n° de téléphone, etc.
– Lire attentivement l’ordonnance face au client (contexte de la prescription et cohérence).
2 RESPECTER UN PROTOCOLE
– Consulter l’historique dans le dossier pharmaceutique.
– Repérer les modifications des traitements chroniques.
– Prendre en compte les médicaments à marge thérapeutique étroite.
– Poser les médicaments sur le comptoir dans l’ordre de la prescription.
– Vérifier la concordance entre les produits collectés et l’ordonnance.
– Pour tout nouveau médicament, expliquer au patient l’indication, la durée, les précautions d’emploi, la posologie et le bon usage.
– A chaque renouvellement de traitement chronique, pas d’acte automatique et non réfléchi : commenter d’éventuels effets secondaires.
– S’assurer de la bonne compréhension du patient ou du mandataire.
– Montrer comment utiliser les dispositifs.
– Expliquer les traitements complexes avec des plans de prise. Le cas échéant, proposer un entretien pharmaceutique.
– Rappeler les règles hygiénodiététiques (avec la remise de documents si possible).
3 CONTACTER LE PRESCRIPTEUR
– Respecter la confidentialité et tracer l’appel sur un relevé interne : expliquer l’intention au patient en prenant soin de ne pas discréditer le médecin.
– En cas de désaccord mettant en jeu la sécurité du patient, prendre la décision de délivrer ou non et rédiger une opinion pharmaceutique adressée par messagerie sécurisée.
4 CONTRÔLER LA DÉLIVRANCE
– Détecter une erreur en interne est plus valorisant et qualitatif que de voir le client rapporter une boîte.
– Le double contrôle sécurise, valorise l’acte et implique l’équipe dans la qualité de la délivrance. Il peut se faire immédiatement au comptoir avant la dispensation par un pharmacien en charge de la vérification : médicament ou dispositif, dosage, nombre de boîtes et traçabilité du contrôle (initiales ou tampon). Il peut aussi se faire a posteriori : par demi-journée, les ordonnances scannées sont relues avant télétransmission, le contrôle permet de contacter rapidement le client en cas d’erreur (n° de téléphone dans le dossier), d’éviter des rejets et de rassurer les collaborateurs.
5 SUIVRE LES ERREURS
– Chaque erreur de délivrance est tracée sur un document.
– Les causes sont analysées en équipe pour prendre les mesures nécessaires et éviter leur répétition.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
