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PORTUGAL : Substitution interdite
La substitution, à moins qu’elle ne soit explicitement autorisée par le médecin, reste interdite au Portugal. Un vent de libéralisation semble cependant souffler dans ce domaine, les pharmaciens portugais ne s’opposant pas à une généralisation de la substitution, ni d’ailleurs à un élargissement du marché du générique. Ils dénoncent en revanche une directive actuelle selon laquelle, en cas de substitution autorisée par le médecin, l’officinal a obligation de délivrer le générique le moins cher sur le marché.
La part détenue par le générique dans les dépenses de médicaments reste très réduite avec moins de 3 % en 1998, date à laquelle il n’existait que 126 génériques officiels. Il est cependant à noter que de nombreux médicaments considérés comme des spécialités « originales » sur le marché portugais sont en fait des génériques ! Le Portugal n’a en effet introduit de brevets sur le médicament qu’au milieu des années 90. A l’image de l’Espagne.
La généralisation des génériques est donc aujourd’hui obérée par une réglementation selon laquelle leur prix de vente doit être inférieur de 20 % au produit original le moins cher de la classe détenant au moins 10 % de parts de marché.
L’introduction d’un système électronique informant les médecins des médicaments les moins chers devrait à l’avenir exercer une pression douce en faveur de la prescription de génériques.
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