Oxygénothérapie : alerte !

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Publié le 23 avril 2005
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Le pharmacien doit respecter scrupuleusement les règles énoncées dans les « Bonnes pratiques de dispensation à domicile de l’oxygène » afin d’éviter qu’on ne nous l’enlève », a alerté Christian Camuzeaux, pharmacien, lors de la conférence organisée par Locapharm. Conditions de stockage, visites à domicile, surveillance du suivi de la prescription…, les « Bonnes pratiques de dispensation à domicile de l’oxygène » s’imposent à l’officine comme aux autres structures autorisées à dispenser de l’oxygène, gaz au statut de médicament. Ainsi, quinze prestataires, dont dix officines, ont déjà été contrôlés.

Les visites au domicile du malade sont une obligation lors de la mise en route, en cas d’incident et régulièrement lors du traitement. Elles nécessitent la signature du patient sur la fiche de suivi. De même, le contrat de sous-traitance avec un prestataire, fréquente en raison des contraintes de dispensation, impose une vigilance accrue de la part des officinaux.

Jean-Claude Roussel, représentant de la Fédération des associations des insuffisants ou handicapés respiratoires, a également souligné l’importance du rôle médicosocial et d’écoute du patient par le pharmacien. Tout en admettant qu’il était encore peu sollicité par les 50 000 insuffisants respiratoires chroniques.

Parce que la dispensation de l’oxygène n’est pas qu’une simple mise à disposition de matériel, la profession doit tirer la prestation vers le haut, ont conclu les participants.

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