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Nicolas Koessler remporte le Prix interfacultés de dispensation d’ordonnances
L’idée a germé il y a 10 ans au sein de l’Appex*. Le but était de valoriser la filière officine et de donner une belle image du métier. Les étudiants de 6e année avaient été filmés en train de dispenser une ordonnance (tous la même). Un gagnant était sélectionné, d’abord localement dans chaque faculté, puis au niveau national parmi les étudiants primés localement. Un enseignant avait pris le rôle du patient, muni d’une ordonnance, d’un dossier pharmaceutique et de consignes très précises. La caméra filme : 10 minutes top chrono sans préparation. Pour la toute première édition, 6 facultés s’étaient prêtées au jeu, confrontées à une ordonnance d’antidiabétiques et de statine, assortie d’une demande complémentaire d’ibuprofène pour des douleurs au mollet. Le jury, composé de représentants de l’Ordre des pharmaciens, du Collège français des pharmaciens conseillers et maîtres de stage, de l’Appex et de l’UTIP, avait sélectionné les deux étudiantes gagnantes, issues des facultés d’Amiens (Somme) et de Lyon (Rhône).
Dix ans plus tard, le concours a pris de l’ampleur. Ce sont 21 facultés (sur 24) qui ont participé au Prix 2017 et assisté le 15 juin à la finale du Prix dans les locaux de l’Ordre.
Des diarrhées sous Xeloda et Tyverb
Le thème de cette année, un peu déroutant pour les étudiants, ne portait pas sur une erreur à déceler, mais davantage sur la prise en charge globale d’une patiente souffrant d’un cancer du sein, sous Xeloda et Tyverb, et se présentant à la pharmacie à la suite de diarrhées iatrogènes.
Le gagnant, Nicolas Koessler, candidat strasbourgeois, comme ses collègues Emilie Boulin à Angers (Maine-et-Loire), 2e prix, et Orane Gollion à Dijon (Côte-d’Or), 3e prix, ont fait preuve d’un réel savoir-faire en matière de prise en charge globale du patient : conseils sur la diarrhée, sur le risque de syndrome mains-pieds, sur l’observance, ou encore sur l’activité physique adaptée à la situation de la patiente, ou le risque de photosensibilisation. Au-delà de l’émulation engendrée par le concours, beaucoup de facultés avouent qu’elles ont changé en douceur leurs pratiques d’enseignement en partie grâce à ce prix : utilisation de la vidéo comme outil, travail sur des cas de comptoirs filmés, cours de communication, tout est maintenant fait pour que l’étudiant soit rompu à l’exercice de dispensation d’ordonnances en direct, pour aborder son stage de 6e année dans les meilleures conditions.
Une chose est sûre : les jeunes générations ont intégré que leur métier est autant la vérification de l’ordonnance que l’accompagnement du patient pour gérer les effets indésirables et favoriser l’observance. Reste à faire le plein des 24 facultés pour le concours 2018. Et vous, seriez-vous prêt à un concours équivalent rassemblant les pharmaciens et les préparateurs diplômés de toutes générations ?
*Appex : Association pour la promotion des pharmacies expérimentales.

olivier catala
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