Les déremboursements, victimes de reports de prescription, n’entraînent pas d’économies

Publié le 1 janvier 2008
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L’IRDES a analysé les conséquences sur la prescription du déremboursement au 1er mars 2006 des mucolytiques et des expectorants utilisés en pneumologie et en ORL. Les résultats, livrés dans le dernier numéro de son bulletin Questions d’économie de santé, sont sans appel : si le nombre total de consultations avec prescription d’expectorants a chuté de 53 %, « le nombre moyen de médicaments différents prescrits par consultation est identique avant et après le déremboursement ». L’IRDES explique que, depuis le déremboursement, « les prescriptions d’antitussifs et de bronchodilatateurs augmentent pour les bronchites, la toux et la grippe, celles des analgésiques/antipyrétiques pour tous les diagnostics sauf les affections chroniques des voies respiratoires supérieures, celles des antibiotiques pour les affections aiguës des voies respiratoires supérieures et pour la toux, celles des corticoïdes pour tous les diagnostics sauf la toux ». L’Institut ajoute que, « sur le plan médical, certaines de ces évolutions sont peu explicables ». Il note également que le coût total de l’ordonnance reste le même pour l’assurance maladie comme pour le patient.

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