- Accueil ›
- Législation ›
- Dispensation ›
- Ce que vous en pensez : La possibilité désormais de renouveler les prescriptions de contraceptifs oraux
Ce que vous en pensez : La possibilité désormais de renouveler les prescriptions de contraceptifs oraux
DAVID SALABERT, Montpellier (Hérault)
Le dépannage de pilule est une pratique qui a depuis longtemps précédé la loi. Cette mesure est donc plus que légitime. Elle est en outre la suite logique du renouvellement d’une boîte par ligne d’une ordonnance de 3 mois et plus. Il n’y a pas de risque à renouveler chez une patiente une pilule qu’elle supporte bien, et il est toujours mieux de ne pas interrompre une contraception. Enfin, grâce à la loi, notre dépannage ouvre droit au remboursement. Quoi qu’il en soit, nous engageons systématiquement la discussion avec la patiente pour l’inciter à consulter une fois par an son gynécologue et la sensibiliser aux examens de surveillance. J’espère que les textes évolueront encore pour régler des situations où nous sommes toujours en porte à faux, par exemple avec les antiasthmatiques.
PIERRE BRÉMOND, Banon (Alpes-de-Haute-Provence)
Cette mesure ne fait que régulariser une situation existante. Nous accompagnons chaque dépannage d’un message de santé publique, rappelant la fréquence des examens sanguins et gynécologiques, et menons le cas échéant un interrogatoire permettant d’apprécier des facteurs de risque tels l’âge ou le tabagisme. Ces nouvelles modalités de renouvellement vont nous amener à prendre encore plus de précautions, notamment au travers de la remise d’une fiche info patient.
JULIE DENJEAN, Gannat (Allier)
Avant cette nouvelle disposition, je ne pratiquais le dépannage que très rarement. Maintenant que nous sommes protégés par une loi, cette autorisation va m’inciter davantage à y recourir, sans tomber dans l’excès ou la facilité. Il est essentiel de s’assurer que la patiente se fait suivre régulièrement par un médecin, qu’elle effectue une analyse de sang par an et qu’elle est consciente que la prise d’un contraceptif oral n’est pas anodine. Les médecins se rebiffent contre cette mesure. Leur réaction serait fondée s’ils faisaient correctement leur travail. Or, ce n’est pas le cas. Très souvent, ils demandent le nom de la pilule à prescrire sur l’ordonnance à leur secrétaire…
En direct du NetVos réactions
« C’est la fin d’une hypocrisie. »
« Le renouvellement devrait être limité à une fois. »
« Le risque est que la patiente voie de moins en moins son médecin pour ce type de prescription et, ainsi, ne fasse pas non plus les analyses nécessaires ! »
« Beaucoup de patientes pensent déjà que ces visites sont superflues ! »
« Cette mesure est légitime si on fait correctement notre travail. »
En direct du NetEnquête flash
Depuis le 2 juin, vous pouvez dispenser les contraceptifs oraux nécessaires à la poursuite du traitement sur présentation d’une ordonnance expirée datant de moins d’un an. Que pensez-vous de cette mesure ?
• Elle est légitime. 81 %
• Elle présente un risque pour la patiente. 17 %
Publicité• Je ne sais pas. 2 %
Sur une base de 340 votants.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
