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Auto-entrepreneur, ce n’était plus possible pour Thibault Risselin
Il y a un an, un pharmacien belge, Thibault Risselin, arrivait en France – libre circulation des diplômes oblige – pour faire des remplacements sous le régime d’auto-entrepreneur, avec une entreprise personnelle enregistrée. Un statut courant pour les officinaux belges mais inédit dans l’Hexagone. Pourtant, cette activité libérale permet au titulaire d’économiser les charges sociales patronales et de se libérer des contraintes administratives du contrat de travail (voir Le Moniteur du 4.9.2010). A cette époque, l’Ordre des pharmaciens ne trouvait pas ce statut illégal pour un non-titulaire à partir du moment où son diplôme était bel et bien enregistré.
Aujourd’hui, la situation a un peu évolué. Pour l’Ordre des pharmaciens, ce statut n’est pas applicable au pharmacien en l’état actuel. En effet, le régime d’auto-entrepreneur, pour un adjoint, est possible à condition de relever de la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse et pas de la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens. Pour le moment, celle-ci s’est rapprochée de l’ACOSS en vue d’une éventuelle signature de convention avec l’URSSAF – qui pourrait lever le principal frein de ce statut pour le pharmacien – et a diligenté une étude juridique.
Quant à Thibault Risselin, il a délaissé ce statut pour revenir à celui de salarié classique. « Je n’avais pas la sécurité de l’emploi, explique-t-il. Les demandes de remplacement sont concentrées sur les semaines de vacances où je faisais énormément d’heures, et il y avait des périodes de creux. » Le pharmacien belge pâtissait également d’un lourd travail administratif, comme le traitement des factures, la déclaration de la TVA intracommunautaire… « Ce travail était très fastidieux. En revanche, ce statut m’a permis d’engranger rapidement beaucoup d’expériences, ce qui me permet aujourd’hui de justifier certaines prétentions salariales. »
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