Les rejets de dossiers causés parles honoraires de dispensation

Réservé aux abonnés
Publié le 4 avril 2015
Par Francois Pouzaud
Mettre en favori

Régine Leroy, Grenoble (Isère)

J’ai eu beaucoup de rejets de dossiers portant notamment sur une quarantaine d’ordonnances de diabétiques sur lesquelles figuraient des bandelettes glycémiques. Pour des différences de prix de deux ou trois dizaines de centimes d’euros, la caisse a procédé à des rejets en bloc des factures subrogatoires pour un montant de l’ordre de 10 000 €. Avec l’épidémie de grippe qui battait son plein, nous avons mis deux semaines pour les recycler. Aujourd’hui, il y a moins de retours d’impayés qu’en début d’année. Depuis la suppression de la vignette, la sécu a pris la main sur les modifications de prix, ce qui m’a obligé avant même la mise en place de la nouvelle rémunération à procéder à des mises à jour journalières des prix. Mais il faut croire que cela n’a pas suffi.

Gauthier Tafforeau, Amboise (Indre-et-Loire)

Les règlements de factures ne sont pas toujours simples avec les payeurs, pourtant je n’ai pas eu de rejets supplémentaires liés à l’entrée en application des honoraires de dispensation. Ai-je eu de la chance ou est-ce ma caisse qui laisse plus de latitude qu’ailleurs ?

Je travaille avec la base de données du Vidal et les mises à jour des prix se font automatiquement et de façon quotidienne. Mon informatique se connecte tous les soirs et le lendemain matin, tous les médicaments sont au bon prix. Je l’ai notamment constaté quand le prix du Doliprane et ceux des autres formes orales du paracétamol ont baissé le 21 février dernier.

Martin Pare, Bourg-en-Bresse (Ain)

Les honoraires de dispensation n’étaient pas reconnus par la CPAM dans le cadre d’exonérations particulières, lors de facturations en 100 % de vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole et de la pilule du lendemain. Le temps qu’elle se rende compte de cette anomalie et la corrige, il s’est écoulé trois semaines pendant lesquelles les rejets se sont accumulés. Hormis cela, je n’ai pas noté plus de rejets que d’habitude. En début d’année, nous avons toujours notre lot de soucis liés aux dates de validité des droits et aux renouvellements des cartes de mutuelles des patients. Les autres litiges sont liés à des décalages concernant les dates d’application des nouveaux prix de remboursement, suite aux baisses de prix industriels de certains médicaments, et les durées d’écoulement des stocks aux anciens prix.

Publicité
ENQUÊTE LEMONITEURDESPHARMACIES.FR

Avez-vous constaté une augmentation des rejets de facturation avec l’arrivée des honoraires de dispensation ?

Sur une base de 620 votants.