Négociations conventionnelles : « pourquoi il faut trouver un accord »

© Gilles Bonnefond - DR

Négociations conventionnelles : « pourquoi il faut trouver un accord »

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Publié le 12 novembre 2019
Par Francois Pouzaud
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A deux jours de l’ouverture d’une nouvelle négociation sur la rémunération avec Nicolas Revel, directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), explique avoir eu connaissance dès juillet des intentions de l’assurance maladie obligatoire de récupérer un trop perçu de 130 millions d’euros d’honoraires pour médicaments spécifiques, ce qui correspond en fait à reprendre au réseau 150 millions d’euros de marge en y incluant les complémentaires santé. « Dès le 27 août, l’USPO avait rencontré le directeur du cabinet de la ministre de la santé pour s’opposer à un nouvel arrêté de marge, déjà quasiment écrit et destiné à compenser la surperformance de la réforme », raconte-t-il. Le syndicat a proposé que cela se règle dans le cadre de la vie conventionnelle et a été entendue. A la veille de cette réouverture des négociations, son président réaffirme sa détermination « à tout faire pour empêcher cette sanction ».

En attendant d’en savoir plus après la réunion de jeudi 14 novembre, Gilles Bonnefond se  contente de quelques bribes sur ses propositions, comme par exemple, un nécessaire rééquilibrage entre régime obligatoire et régime complémentaire, le premier ayant supporté le plus gros de la surperformance des honoraires de dispensation en raison de l’augmentation des prises en charge à 100 %. Quant au recalibrage à opérer sur le mode de rémunération, « il doit être orienté sur le bon usage des médicaments, la lutte contre l’iatrogénie et se détacher de la consommation excessive de médicaments qui jusqu’ici profitait à l’officine, glisse-t-il. Il faut adapter la rémunération du pharmacien à ce travail et non pas faire l’inverse, utilisons cette difficulté d’ajustement comme une opportunité pour aller plus loin dans la réforme », lance-t-il.

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