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© Un veau dans la prairie - Pixabay
Médicament vétérinaire : des sanctions inéquitables entre pharmaciens et vétérinaires
Alors que les officinaux ont été écartés de la dispensation des médicaments vétérinaires, faute d’ordonnances, l’Union nationale pour la pharmacie vétérinaire d’officine (UNPVO) continue à lutter contre les pratiques de certains vétérinaires non-conformes aux règles déontologiques de cette profession et au décret prescription-délivrance. Elle a déposé plainte avec constitution de partie civile auprès du tribunal de grande instance de Vannes (Morbihan) contre la clinique vétérinaire de Malestroit (Morbihan).
Il est reproché à cette clinique d’avoir livré 41 médicaments, dont 21 spécialités antibiotiques issues de 9 classes anti-infectieuses différentes, à un éleveur de la commune de Bossus-lès-Rumigny dans les Ardennes, soit à 600 km de Malestroit. Compte tenu de cette distance, les vétérinaires de cette clinique ont enfreint l’article R. 4442-112-2 du Code de la santé publique qui « interdit de tenir officine ouverte », en délivrant des médicaments vétérinaires à des animaux auxquels ils ne donnent pas personnellement de soins ou dont ils n’assurent pas la surveillance sanitaire et les soins réguliers.
Saisis du dossier sur le plan disciplinaire, le Conseil régional de l’Ordre des vétérinaires de Bretagne s’est montré « d’une grande indulgence », estime Guy Barral, président de l’UNPVO, à l’égard de cette clinique qui au moment des faits, il y a 3 ans, était dirigée par Jacques Guérin, alors vice-président en exercice du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires (et aujourd’hui, président). Les deux vétérinaires fautifs ont été frappés d’une suspension temporaire d’exercice d’un mois avec sursis.
« Pourtant, l’Ordre des vétérinaires est partie civile dans de nombreuses affaires moins graves, où il demande des peines énormes à l’encontre des autres ayants-droits … », glisse le président de l’UNPVO, dénonçant un dispositif de condamnations « à deux poids deux mesures ».
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