Biosimilaires : comment faire bondir le taux de substitution

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Biosimilaires : comment faire bondir le taux de substitution

Publié le 4 septembre 2020
Par Francois Pouzaud
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Le plafond de verre de la substitution sur le marché des biosimilaires pourrait être facilement brisé, et se rapprocher rapidement de l’objectif de 80 % de pénétration d’ici 2022 fixé par la Stratégie nationale de santé. A ce jour, aucun biosimilaire n’a dépassé 25 % de pénétration.

Pourtant, le réseau HPI-Totum pharmaciens affirme que ce taux n’est pas infranchissable, au vu des résultats d’une étude observationnelle intitulée Obvie PMB ayant pour objet d’expérimenter en vie réelle l’impact de l’information et des explications du pharmacien et de son équipe sur l’acceptabilité de la substitution biosimilaire par les patients. Par le dialogue et un travail pédagogique, 78 pharmaciens du réseau HPI-Totum ont été capables de multiplier par 8 le taux de substitution de l’antithrombotique énoxaparine (Lovenox) en initiation de traitement par l’un de ses deux biosimilaires, celui-ci passant sur la période d’octobre à décembre 2019 de 4,8 % à 37 %. Malheureusement, l’étude n’a pu être poursuivie en 2020 du fait du dernier plan de financement de la sécurité sociale (PLFSS) annulant la substitution par le pharmacien. Mais si l’on tient compte du niveau de satisfaction des patients (98,8 %) sur la démarche d’explications et d’information de l’équipe officinale, et si l’on avait prolongé la dynamique de croissance de cette substitution arrêtée prématurément, HPI-Totum avance que le taux de substitution de 60 % aurait été atteint.

Cette étude a en plus le mérite de d’apporter un guide des bonnes pratiques officinales de la dispensation des biosimilaires, dans la relation avec les patients et dans la coordination avec les autres professionnels de santé

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