Covid-19 et dispensation adaptée : une loterie gagnante pour les pharmaciens ?

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Covid-19 et dispensation adaptée : une loterie gagnante pour les pharmaciens ?

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Publié le 7 mai 2021
Par Francois Pouzaud
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Dans moins de 2 mois, le 1er juillet, la dispensation adaptée (DAD) – un acte qui valorise la non dispensation par le pharmacien de tout ou partie des traitements à posologie variableaura 1 an. Le premier bilan approche… et préoccupe Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui n’avait pas signé l’avenant n° 20 consacrant cette première intervention pharmaceutique (IP).

Dénonçant un an plus tôt « une usine à gaz et une arnaque » pour la profession, il ne s’attendait pas à ce qu’elle se retourne aujourd’hui contre l’Assurance maladie et soit favorable aux officines. « La crise sanitaire liée au Covid-19, en faisant chuter de 60 % les antalgiques et les antidiarrhéiques, deux classes thérapeutiques concernées par la DAD, a fait tourner la roue de la loterie du côté des pharmaciens », explique-t-il. Du fait de cette baisse importante des volumes, les pharmaciens pourraient empocher la rémunération « plafond » de 3,60 € par IP versée sous forme de rémunération sur objectif de santé publique (ROSP). Le hic, c’est que l’économie générée n’est pas de leur fait mais de l’évolution naturelle du marché pendant la pandémie. « Ce point va faire débat avec l’Assurance maladie lors du premier bilan », redoute le président de la FSPF. Aussi, dans cette perspective, il invite l’ensemble des pharmaciens à toper les DAD avec le code traceur de l’acte sur les deux mois restants, alors qu’ils n’avaient pas forcément le réflexe d’enregistrer ce travail effectué avant naturellement et gratuitement.

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