Biosimilaires : la pharmacie remonte au créneau

Biosimilaires : la pharmacie remonte au créneau

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Publié le 28 juin 2021
Par Francois Pouzaud
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La possibilité de substitution en ville de médicaments biologiques de référence par des biosimilaires est de nouveau sur la table. Des décisions pourraient se concrétiser dans le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Multipliant en ce sens les rencontres auprès des autorités publiques et des associations de patients, Fédergy, la chambre syndicale des groupements et enseignes de pharmacies, a été reçue le 24 juin par la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et mis en avant le rôle des pharmaciens dans l’accompagnement des patients et la bonne observance de leurs traitements biologiques. Les revendications de Fédergy sont accompagnées de garanties pour gagner la confiance des médecins et des associations de patients. Alain Grollaud, son président, a précisé à la Cnam que le syndicat a signé la charte d’engagement des bonnes pratiques de dispensation des médicaments biosimilaires et que les groupements affiliés souhaitent que leurs adhérents soient formés à cette substitution. Quant à la rémunération du pharmacien, Fédergy demande la mise en place d’honoraires pour la substitution à l’initiation de traitement. Réponse de l’Assurance maladie à la rentrée.

Reconnaissant la nécessité d’accélérer la pénétration des biosimilaires, l’Académie nationale de pharmacie estime que ce mouvement ne peut s’effectuer en appliquant les recettes du générique. Ainsi, elle recommande de restaurer l’autorisation de la substitution biosimilaire au seul stade de l’initiation du traitement, d’instituer un droit pour le médecin de prescrire les médicaments biologiques sous leur seule DCI, à la condition de la notification obligatoire par le pharmacien de la marque commerciale du premier produit dispensé au patient, et de faire prévaloir ainsi la continuité du traitement sous la première marque commerciale du médicament biologique (princeps ou compétiteurs) administré au patient, sauf si des circonstances cliniques ou logistiques imposent un changement sous surveillance médicopharmaceutique.

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