- Accueil ›
- Législation ›
- Dispensation ›
- Les déremboursements, victimes de reports de prescription, n’entraînent pas d’économies
Les déremboursements, victimes de reports de prescription, n’entraînent pas d’économies
L’IRDES a analysé les conséquences sur la prescription du déremboursement au 1er mars 2006 des mucolytiques et des expectorants utilisés en pneumologie et en ORL. Les résultats, livrés dans le dernier numéro de son bulletin Questions d’économie de santé, sont sans appel : si le nombre total de consultations avec prescription d’expectorants a chuté de 53 %, « le nombre moyen de médicaments différents prescrits par consultation est identique avant et après le déremboursement ». L’IRDES explique que, depuis le déremboursement, « les prescriptions d’antitussifs et de bronchodilatateurs augmentent pour les bronchites, la toux et la grippe, celles des analgésiques/antipyrétiques pour tous les diagnostics sauf les affections chroniques des voies respiratoires supérieures, celles des antibiotiques pour les affections aiguës des voies respiratoires supérieures et pour la toux, celles des corticoïdes pour tous les diagnostics sauf la toux ». L’Institut ajoute que, « sur le plan médical, certaines de ces évolutions sont peu explicables ». Il note également que le coût total de l’ordonnance reste le même pour l’assurance maladie comme pour le patient.
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
