Le jus de pamplemousse reste seul au banc des accusés

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Publié le 18 octobre 2008
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J usqu’à présent, seul le jus de pamplemousse est connu pour interagir fortement avec quelques médicaments. Les jus de pomme et d’orange ne provoquent pas d’interactions connues. » L’Afssaps clarifie la situation après la vague médiatique survenue fin août suite à la communication d’une étude montrant une moindre absorption de la seule fexofénadine en cas de prise concomitante de jus de pamplemousse, de pomme ou d’orange.

L’Agence publie une mise au point sur les interactions de certains médicaments et le jus de pamplemousse sur son site depuis le 13 octobre. C’est pour elle l’occasion de rappeler l’importance de la lecture de la notice d’un médicament avant d’entamer un traitement : « les interactions entre médicaments et aliments lorsqu’elles existent sont clairement indiquées dans la notice ».

Effets indésirables majorés

Comme la bergamottine et la 6,7-dihydrobergamottine présentes dans le pamplemousse inhibent puissamment le cytochrome CYP3A4, les effets indésirables des médicaments substrats de cette enzyme sont majorés étant donné une plus grande absorption de la molécule par l’organisme. Les médicaments à risque sont la simvastatine, avant tout, et l’atorvastatine, les immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus…) et le cisapride (à l’hôpital).

Prudence également avec la carbamazépine et la buspirone. Les patients traités par ces molécules doivent éviter de boire du jus de pamplemousse dans les deux heures qui précèdent la prise de ces médicaments et ne pas en boire plus d’un quart de litre par jour.

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