Des réserves sur le vaccin contre le Papillomavirus

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Publié le 16 février 2008
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L’Académie de médecine a publié un rapport sur « Les nouveaux vaccins Papillomavirus ». Il ne remet en cause ni l’innocuité du vaccin contre le cancer du col de l’utérus, ni son intérêt pour la santé publique. En revanche, il relève le manque de recul sur l’efficacité (la protection connue est de 5 ans actuellement) et le taux de couverture qui ne dépasse pas les 70 % de prévention (spectre d’action des deux souches vaccinales). L’Académie de médecine a émis six recommandations.

u Le dépistage du cancer du col de l’utérus ne doit pas être remis en cause. Ne serait-ce que pour détecter des lésions dues aux sérotypes de HPV (Papillomavirus humains) non présents dans le vaccin. Les frottis doivent être réalisés tous les trois ans après deux premiers frottis négatifs.

u L’âge de la primovaccination (14 ans) devrait être abaissé à 11-13 ans pour des raisons de meilleure accessibilité et donc de meilleure couverture vaccinale.

u La vaccination de rattrapage chez les femmes de 16-25 ans montre une moindre efficacité.

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u Mettre en place une surveillance du rapport coût/efficacité, en considérant la conduite simultanée du dépistage.

u Des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer la durée de protection vaccinale et la périodicité des rappels.

u Un suivi épidémiologique des Papillomavirus humains oncogènes est souhaitable pour déceler un changement dans la prévalence des génotypes responsables des cancers.