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Dispensation : l’unité contre l’unité
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024 lui fait la part belle pour tous les médicaments concernés par une rupture d’approvisionnement. Mais la dispensation à l’unité en officine, la profession y est farouchement opposée. A l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), son président, Pierre-Olivier Variot, avance plusieurs arguments : « L’hiver dernier, ce sont les formes pédiatriques d’amoxicilline qui manquaient, c’est-à-dire en sirop. On ne peut pas dispenser un sirop à l’unité ! » Autre problème : celui de la traçabilité. Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), ne dit pas autre chose : « Cette histoire de dispensation à l’unité n’a pas beaucoup de sens. On a normalement les conditionnements adaptés aux traitements ». « L’expérimentation avec les antibiotiques lancée il y a huit ans n’a pas donné de très bons résultats », rappelle de son côté Christophe Le Gall, président de l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF). Et d’ajouter : « Ce mode de dispensation prend énormément de temps alors qu’on confie aux pharmaciens de nouvelles missions. »
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