Alli prend un premier uppercut

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Publié le 7 février 2009
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Personne ne pourra empêcher une femme qui veut maigrir de prendre ce médicament. Et certainement pas le pharmacien, qui est là pour vendre des boîtes ! » Viviane Gacquière, présidente de l’association Allegro Fortissimo, s’insurge dans Le Parisien contre la mise en vente libre d’Alli. Elle a même écrit au ministre de la Santé pour demander son interdiction. « Vous croyez réellement que le pharmacien va demander à la cliente de lui donner sa taille et son poids ? », déclarait-elle sur France Info. A peine l’annonce de l’obtention de l’AMM européenne faite qu’Alli fait déjà la une des médias grand public. L’enjeu est de taille pour l’officine à qui il revient de garantir le bon conseil et la bonne utilisation d’Alli. Les équipes officinales seront formées et disposeront d’outils d’accompagnement et d’information pour conseiller Alli aux patients qui en ont besoin (les patients sans facteurs de risque dont l’indice de masse corporel est supérieur ou égal à 28 kg/m2, selon l’AMM).

L’Ordre fait confiance aux pharmaciens

De son côté, le président du Conseil de l’ordre des pharmaciens approuve cette commercialisation et souhaite que les officinaux assurent le suivi des patients. Pour l’Afssaps, c’est parce que l’orlistat ne présente pas de risques très importants pour la santé qu’il a été jugé apte à passer en automédication.

Quant au laboratoire GlaxoSmithKline, il rappelle pour sa défense que l’orlistat n’est pas une pilule miracle, qu’elle nécessite l’implication du patient, qu’elle doit être associée à un régime hypocalorique et pauvre en graisses. N’oublions pas que les pharmaciens sont impliqués depuis longtemps, avec succès, dans le sevrage tabagique, enjeu de santé publique tout comme la lutte contre l’obésité.

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