Médicament à délivrance particulière : focus sur Inlyta

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Médicament à délivrance particulière : focus sur Inlyta

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Publié le 27 décembre 2025
Par Marianne Maugez
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L’axitinib, principe actif d’Inlyta, est un inhibiteur de tyrosine kinase puissant et sélectif des récepteurs du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGFR-1, VEGFR-2 et VEGFR-3) indiqué, en seconde intention, dans le traitement des patients adultes atteints de cancer du rein avancé.

Règles de délivrance

Durée maximale de prescription : 1 an.

Première dispensation et renouvellements : prescription hospitalière réservée aux médecins compétents en cancérologie et en oncologie médicale.

Médicament à surveillance particulière pendant le traitement, mais aucune mention spécifique ne doit être portée sur l’ordonnance.

Modalités de surveillance

Avant le traitement

  • Contrôle de la pression artérielle.
  • Évaluation des fonctions thyroïdiennes et hépatiques : alanine aminotransférase (Alat), aspartate aminotransférase (Asat), bilirubine.
  • Recherche d’une protéinurie.
  • Mesure de l’hémoglobine ou de l’hématocrite.

Pendant le traitement

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  • Surveillance des signes ou symptômes d’insuffisance cardiaque et contrôle de la pression artérielle (risque d’hypertension).
  • Dosages réguliers de la thyréostimuline (TSH) en raison d’un risque d’hypothyroïdie, plus rarement d’hyperthyroïdie.
  • Contrôles réguliers des fonctions hépatiques et rénales (créatininémie, protéinurie) et de la numération formule sanguine.
  • Recherche des symptômes de perforation gastro-intestinale ou de fistule.
  • Surveillance des symptômes d’un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR).

Vigilance

  • Le traitement doit être interrompu au moins 24 heures avant une intervention chirurgicale programmée.
  • Chez les femmes en âge de procréer, l’emploi d’une méthode de contraception hautement efficace est nécessaire pendant le traitement et jusqu’à 1 semaine après la prise du dernier comprimé.

Médicament onéreux

Selon le dispositif relatif aux médicaments onéreux (prix unitaire public TTC supérieur à 300 €), le pharmacien doit mentionner sur l’ordonnance l’une des indications « Refus de délivrance » ou « Délivrance sécurisée », puis la scanner et la transmettre à l’Assurance maladie. En cas de doute sur l’authenticité du document, il peut délivrer le conditionnement minimal et inscrire « Délivrance temporaire ».