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Médicament à délivrance particulière : focus sur Inlyta
L’axitinib, principe actif d’Inlyta, est un inhibiteur de tyrosine kinase puissant et sélectif des récepteurs du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGFR-1, VEGFR-2 et VEGFR-3) indiqué, en seconde intention, dans le traitement des patients adultes atteints de cancer du rein avancé.
Règles de délivrance
Durée maximale de prescription : 1 an.
Première dispensation et renouvellements : prescription hospitalière réservée aux médecins compétents en cancérologie et en oncologie médicale.
Médicament à surveillance particulière pendant le traitement, mais aucune mention spécifique ne doit être portée sur l’ordonnance.
Modalités de surveillance
Avant le traitement
- Contrôle de la pression artérielle.
- Évaluation des fonctions thyroïdiennes et hépatiques : alanine aminotransférase (Alat), aspartate aminotransférase (Asat), bilirubine.
- Recherche d’une protéinurie.
- Mesure de l’hémoglobine ou de l’hématocrite.
Pendant le traitement
- Surveillance des signes ou symptômes d’insuffisance cardiaque et contrôle de la pression artérielle (risque d’hypertension).
- Dosages réguliers de la thyréostimuline (TSH) en raison d’un risque d’hypothyroïdie, plus rarement d’hyperthyroïdie.
- Contrôles réguliers des fonctions hépatiques et rénales (créatininémie, protéinurie) et de la numération formule sanguine.
- Recherche des symptômes de perforation gastro-intestinale ou de fistule.
- Surveillance des symptômes d’un syndrome d’encéphalopathie postérieure réversible (SEPR).
Vigilance
- Le traitement doit être interrompu au moins 24 heures avant une intervention chirurgicale programmée.
- Chez les femmes en âge de procréer, l’emploi d’une méthode de contraception hautement efficace est nécessaire pendant le traitement et jusqu’à 1 semaine après la prise du dernier comprimé.
Médicament onéreux
Selon le dispositif relatif aux médicaments onéreux (prix unitaire public TTC supérieur à 300 €), le pharmacien doit mentionner sur l’ordonnance l’une des indications « Refus de délivrance » ou « Délivrance sécurisée », puis la scanner et la transmettre à l’Assurance maladie. En cas de doute sur l’authenticité du document, il peut délivrer le conditionnement minimal et inscrire « Délivrance temporaire ».
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