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- Cancers du tube digestif : focus sur la délivrance de Lonsurf

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Cancers du tube digestif : focus sur la délivrance de Lonsurf
Association d’un antinéoplasique analogue nucléosidique de la thymidine, la trifluridine, et d’un inhibiteur de la thymidine phosphorylase, le chlorhydrate de tipiracil, Lonsurf est indiqué dans le traitement des patients atteints d’un cancer colorectal métastatique ou d’un cancer gastrique métastatique.
Règles de dispensation
- Durée maximale de prescription : 1 an.
- Première dispensation et renouvellements : prescription hospitalière réservée aux médecins compétents en cancérologie et aux spécialistes et services spécialisés en oncologie médicale.
- Médicament à surveillance particulière pendant le traitement, mais aucune mention spécifique ne doit être portée sur l’ordonnance.
Modalités de surveillance du médicament
Avant le traitement
- Réalisation d’un hémogramme complet (numération formule sanguine).
- Contrôle de la protéinurie par bandelette réactive.
Pendant le traitement
- Contrôle régulier de la numération formule sanguine complète (NFS) pour vérifier la tolérance au traitement. Au minimum, un contrôle est requis avant chaque instauration d’un nouveau cycle de traitement.
- Recherche d’une protéinurie.
- Surveillance clinique du patient (infections graves survenant dans un contexte de myélosuppression, troubles gastro-intestinaux sévères), pour la mise en place de mesures appropriées (antibiotiques, facteurs de croissance de la lignée granulocytaire, mesures de réhydratation, etc.) et/ou pour adapter les posologies.
Points de vigilance
Les hommes et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception hautement efficace pendant le traitement et jusqu’à 6 mois après la prise du dernier comprimé.
L’efficacité des contraceptifs hormonaux peut être diminuée durant le traitement. Pour cette raison, une méthode de contraception mécanique doit être utilisée en complément de contraceptifs hormonaux.
Ne pas allaiter pendant le traitement.
Médicament onéreux
Selon le dispositif relatif aux médicaments onéreux (prix unitaire public TTC supérieur à 300 €), le pharmacien doit mentionner sur l’ordonnance l’une des indications « Refus de délivrance » ou « Délivrance sécurisée », puis la scanner et la transmettre à l’Assurance maladie. En cas de doute sur l’authenticité du document, il peut délivrer le conditionnement minimal et inscrire « Délivrance temporaire ».
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