Influenza aviaire : des mesures renforcées pour réduire le risque d’infection humaine

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Influenza aviaire : des mesures renforcées pour réduire le risque d’infection humaine

Publié le 1 décembre 2025 | modifié le 2 décembre 2025
Par Ophélie Milert
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Face à la hausse rapide des foyers d’influenza aviaire, les autorités sanitaires réévaluent le risque pour l’humain. Si celui-ci reste faible pour la population générale, la vigilance s’intensifie pour les professionnels exposés, et les mesures de prévention sont renforcées.

La recrudescence des foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), en particulier sur la façade atlantique, a conduit le Ministère de la Santé, le Ministère de l’Agriculture, Santé publique France et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) à renforcer leur coordination afin de multiplier les actions de surveillance et de prévention, alors que le risque d’exposition humaine augmente. Aucun cas humain n’a été identifié en France à ce jour et aucune transmission interhumaine n’a été observée dans le monde, mais l’intensité de la circulation virale chez les oiseaux et certains mammifères justifie d’actualiser l’analyse du risque. À noter : on parle de grippe aviaire, lorsque ces virus se transmettent à l’être humain.

Risque faible en population générale

Selon les autorités sanitaires, le niveau de risque, lié aux virus A(H5N1) de clade 2.3.4.4b, est estimé à « faible » pour la population générale et « faible à modéré » pour les personnes les plus exposées :

  • les travailleurs en élevages de volailles,
  • les personnels intervenant dans les zones touchées,
  • les professionnels participant au ramassage des carcasses,
  • les intervenants au contact d’un environnement potentiellement contaminé.

L’augmentation du nombre de foyers, plus de 60 élevages, ainsi que la détection du virus chez des renards et une loutre témoignent d’une circulation virale interespèces inhabituelle. Les oiseaux migrateurs restent un vecteur majeur de diffusion.

Vaccination antigrippale

La vaccination antigrippale est recommandée et prise en charge, par l’Assurance maladie, pour les professionnels exposés. Elle vise à réduire le risque de co-infection et donc de réassortiment viral, un mécanisme potentiellement responsable de l’émergence d’un nouveau virus grippal transmissible entre humains.

Mesures de prévention renforcées

Le protocole de surveillance active de la grippe aviaire (SAGA), chez les personnes exposées, est désormais étendu à l’ensemble du territoire. Les professionnels de santé ont également été sensibilisés pour permettre une détection précoce d’éventuels cas humains.

Il est recommandé pour les professionnels exposés :

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  • le port systématique d’équipements de protection individuelle (EPI) : vêtement de protection, masque respiratoire, lunettes/visière, gants étanches,
  • le lavage des mains après tout contact à risque.

En cas de symptômes dans les 10 jours suivant l’exposition (fièvre, céphalées, myalgies, toux, conjonctivite), la personne doit contacter immédiatement un médecin en précisant l’exposition afin qu’un test PCR grippe soit prescrit et appliquer les gestes barrières en attendant les résultats.